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Non classé, vie japonaise

Le bilan des 6 mois (en retard, pour être fidèles à notre réputation de Français)

On arrive au milieu de notre aventure, déjà 6 mois se sont écoulés (enfin quand on a commencé à rédiger cet article) !

Déroulement de ces 6 mois

-Octobre : Tourisme uniquement
-Novembre : tourisme et on a commencé à chercher du Travail (et Aliénor a commencé à travailler dès mi-novembre)
-de Décembre à Mars : Travail à temps partiel ( ~25h par semaine) et on visitait ou participait à des évènements sur nos jours de repos.

Pour en faciliter la lecture, pour les parties ou nos deux avis sont complémentaires, le récit de Luc est en vert et celui d’Aliénor en bleu !

Niveau de Japonais

Une des raison qui nous a amené au Japon était d’améliorer notre Japonais.
Du côté de Luc, les premières semaines, j’étais vraiment très motivé, je travaillais régulièrement, notais le nouveau vocabulaire…
En commençant à chercher du travail, je me suis aussi bien motivé pour rédiger un CV en Japonais ainsi que préparer une présentation pour les entretiens.
Travailler avec des Japonais m’a aussi obligé à devoir parler, et m’a permis de « débloquer » mon appréhension à parler.

En revanche, je me suis beaucoup moins amélioré que ce que j’espérais. En travaillant dans un restaurant, j’ai pu apprendre beaucoup de mots de vocabulaire, mais surtout lié à la cuisine… (Je ne suis pas sûr que savoir dire planche à découper, balance ou nommer les parties du poulet soit hyper utile dans la vie de tous les jours…)
Le problème vient de ma motivation qui a beaucoup diminuée après m’être rendu compte que je pouvais travailler sans problème avec mon niveau actuel…

Pour Aliénor, j’avais juste appris à la maison et pris des cours en accéléré l’été avant de partir, ça a été moins facile. Bien sûr je savais que je ne pourrais rien lire sur place mais surtout…les gens parlent vraiment vite et en fait même pour comprendre les japonais j’ai eu beaucoup de mal dès le début.
Grâce à l’aide de Luc et de sa correspondante japonaise j’ai quand même pu rédiger un CV en japonais pour préparer ma recherche de petit boulot. Au final j’ai trouvé du travail dans un restaurant avec des français et des japonais maitrisant l’anglais donc je n’ai plus eu tant besoin du japonais que ça… Avec un peu d’expérience je comprenais mêmes les demandes des clients…

A la maison de la même manière tous nos collocs parlaient anglais (du moins ceux qu’on croisait dans les espaces communs). Du coup faute de nécessité je n’ai pas du tout poursuivi mon apprentissage de la langue ! Par contre l’anglais m’est vraiment indispensable au quotidien. Je pense que partir sans le maitriser vous oblige à assurer d’autant plus en japonais !


>Donc, si jamais vous venez au Japon pour améliorer votre japonais, essayez de parler le plus possible avec les gens que vous rencontrez et à ne pas rentrer dans une routine qui vous motivera moins à travailler le japonais!

Travail

Nous avons tous les 2 travaillé dans des restaurants.
Les emplois ont été relativement facile à trouver.

Du côté de Luc, je garde un ressenti général vraiment extrêmement positif.

En France je pense que je n’aurais jamais vraiment envisagé un autre travail ou mode de vie, mais cette année étant un peu à part cela m’a donné envie de faire des expériences le plus variées possibles.

Faire un travail complètement différent de ce que je fais à France m’a permis de relativiser énormément de choses. Par exemple, j’ai plutôt toujours pensé que je n’étais pas fait pour les travaux manuels, mais en réalité travailler dans un restaurant m’a fait voir que j’arrivais à faire des tâches un peu minutieuses.

Bien que je n’ai jamais été de nature trop stressé, les premiers jours au restaurant étaient relativement stressant pour moi (j’ai beaucoup rêvé que je faisais la vaisselles les premiers jours…). Cela m’a permis de comprendre comment une situation peut être ressentie comme étant stressante (alors qu’elle ne l’est pas vraiment). C’est peut-être dû au fait que cette année est un peu à part, mais globalement, même si par rapport à mon travail en France, mon travail au Japon était moins bien payé, plus loin de mon logement, et plus fatiguant, j’ai une impression générale très positive. Je me sens vraiment content de ce que j’ai pu faire, même si c’était principalement aider à cuisiner et faire la vaisselle.
Le salaire était décent, les frais de transports remboursés et la un repas était fourni!

Pour ma part (Aliénor) j’avais des expériences de travail un peu plus variées en France. Mais étant d’un naturel plutôt anxieux l’idée de travailler dans un restaurant avec du contact client a été une grosse source de stress les premiers temps ! Surtout qu’au Japon les normes sociales qui régissent le contact entre un vendeur et un client sont assurément plus strictes qu’en France.

Au final, toute stressée que je sois, tout s’est bien passé. Et c’est devenu rapidement très valorisant d’être à l’aise dans le restaurant et de réussir à suivre le fil de la soirée sans accroc. J’ai très vite pu diversifier mes activités : préparation des plats, service, caisse et distribution de flyers,  et j’ai terminé mon contrat en étant affectée au grill des brochettes. C’est assurément très gratifiant quand un client repart en te remerciant pour le bon repas (ご馳走さま でした ! « Gochisousamadeshita ! »).


Ensuite mon expérience a été plus mitigée du fait d’un patron un brin désordonné et peu prompt à gérer son stress…ce qui pouvait facilement déstructurer tout l’organisation d’une soirée. De même que les nombreuses heures d’hiver passées debout dans la rue à distribuer des flyers pour attirer les clients m’ont paru bien longues. Une pratique très japonaise pour attirer les clients. Tout Européenne que je suis ce genre de pratique me paraît plutôt intrusive et pénible mais force est de constater que c’est parfois payant ! Et j’ai parfois dû concilier avec le caractère…disons bien trempé de certains de mes collègues.
J’appréhendais beaucoup les longs trajets pour aller travailler (1h30 en comptant la marche à pied et le métro depuis le pas de notre porte jusqu’à celle de mon restaurant) et finalement je m’y suis bien adaptée, surtout parce qu’en travaillant en décalé par rapport aux horaires de bureau j’ai eu l’immense bonheur de profiter de trains peu remplis (sauf le dernier train de la soirée, toujours magiquement emplit de monde à moitié ivre)

Au final le meilleur apprentissage que j’en retire est qu’il ne faut pas hésiter à oser. Parce qu’en passant par dessus ses appréhension initiales on s’offre souvent la chance de se découvrir capable de plein de nouvelles choses !

Repas typique dans un de nos restaurants

Vie à Tokyo

La vie à Tokyo nous a paru relativement facile. Même en ayant un niveau très basique en Japonais, tout est très bien indiqué, le métro est propre et (quasiment) toujours exactement à l’heure.
Bien que n’ayant jamais été très attirés par la vie à Paris,  on a vraiment apprécié ces quelques mois à Tokyo. On s’attendait à se sentir très étouffés dans cette immense mégalopole … ce ne fut pas le cas.
La vie en communauté est plus douce que celle à laquelle nous sommes habitués, dans la rue les gens gardent une distance respectueuse les uns des autres (sauf dans le métro aux heures de pointe hein) et les files d’attente sont toujours scrupuleusement respectées (voire même, dans le doute tout le monde presse son voisin de passer en premier). Le côté voyage et découverte y est sûrement pour beaucoup mais on ne s’habitue peut être jamais à voir des petits vieux nettoyer la rue où remercier les éboueurs pendant leur travail.

Tourisme

Nous avons principalement visité Tokyo pendant ces 6 mois. De manière générale il est impossible de s’ennuyer dans la ville. Quelques soit vos centres d’interêt vous trouverez quelque chose qui vous plait à faire à Tokyo !  Entre les événements régulièrement organisés aux 4 coins de la ville, les temples et lieux à visiter, les musées, les parcs… Nous avons réduit notre planning de visites l’hiver à cause du froid et parce qu’on travaillait mais nous avons toujours trouvé des choses à aller voir.

Contact avec les Japonais

Même si de nombreuses histoires circulent quand aux réactions racistes des japonais à l’égard des étrangers nous n’en avons pas fait l’expérience pendant ces 6 premiers mois. Peut-être avons nous été un peu protégés du fait de vivre dans l’environnement assez international (share-house) ?
Dans tous les cas, on ne remerciera jamais assez le japonais de la chambre voisine à la notre pour toute l’aide qu’il nous a apporté et les discussions qu’on a pu avoir !
Idem pour toutes les démarches, on s’est toujours sentis très accompagnés par les employés (marie, poste, banque, soins médicaux, …) qui n’ont jamais hésité à se donner de la peine pour nous aider!

Vie en ShareHouse

Nous appréhendions un peu la vie en communauté (partager douches et toilettes !?) avant de venir. Ce fut finalement bien plus enrichissant que pénible. Les sharehouse restent à notre sens la meilleure option pour rester à moyen terme au Japon sans perdre un bras dans son loyer et ne necessitent pas beaucoup de concessions en terme de confort. On vous en reparlera plus longuement dans un article dédié !

Réflexion sur notre mode de vie

Ces 6 premiers mois de voyage nous ont déjà amenés à nous projeter différemment dans notre façon de voir notre avenir.

La facilité avec laquelle nous avons réussit à nous créer un quotidien dans un autre pays donne forcément le courage de tenter des choses qui nous auraient parues impossibles avant. On apprend aussi à vivre avec moins, à s’adapter et on prend vite goût à découvrir sans cesse de nouvelles choses ! Ne pas travailler à plein temps nous a permis de prendre du temps pour pas mal d’autres activités (activités créatives, auto-formations sur divers sujets, ne jamais manquer de temps pour se détendre, …). Cette expérience aura probablement un impact sur la manière dont nous allons vivre dans la futur ainsi que sur nos carrières professionnelles…

Coco-19

Comment ne pas évoquer ces 6 premiers mois sans parler du Covid-19… à son apparition en Chine nous avons comme beaucoup minimisé le risque que représentait le virus. De même quand le bateau Diamond Princess a été confiné dans le port de Yokohama juste à côté de Tokyo et que les écoles japonaises ont fermé en janvier 2019 nous étions encore sereins. Quand les informations disponible sur le virus ont commencées à s’accumuler et que la France est entrée en confinement cela nous a fait prendre conscience de la situation.

Lorsque les frontières ont commencé à se fermer on s’est évidemment questionnés sur un possible retour en France anticipé. Il n’y a sûrement pas de bonne ou de mauvaise décision à prendre dans ce genre de situation mais n’étant encore qu’à la moitié de notre visa nous avons décidés de rester au Japon. Une décision évidemment plus facile à prendre quand on voyage à deux et avec une bonne réserve financière. Par mesure de précaution nous avons tout de même annulé notre voyage de 15j à venir dans plusieurs villes japonaises pour éviter de participer à l’expansion du virus. De plus, nos restaurants ne semblaient mettre en place aucune mesure de prévention si bien que nous avons presque été soulagés au moment de quitter Tokyo. Nous avons donc tout de même déménagé à Kyoto comme prévu, ce qui nous permettra de reprendre le fil de nos pérégrinations plus aisément une fois la situation calmée.

L’approche de l’éventualité d’un confinement en plein milieu de cette année de découverte favorise des sentiments contradictoires. La tristesse de devoir faire des concessions sur notre voyage et la culpabilité de s’inquiéter pour des problèmes aussi futiles que du tourisme dans une année où nous n’avons rien à perdre mais tout à gagner (?)

L’arrivée du Covid-19 nous aura donc bien appris que même en ayant planifié et organisé notre voyage en amont on est jamais à l’abri d’un changement de plan impromptu. Certes l’hypothèse d’une pandémie restait quand même assez improbable avant notre départ mais l’idée est là. Mieux vaut savoir rester souple quand on organise ce genre de projet de voyage, pour savoir mieux rebondir face aux événements impromptus qui ne manqueront pas de se dresser sur votre chemin !

S’informer

Il est forcément plus dur de bien s’informer dans un pays dont on maîtrise mal la langue. Heureusement, il existe sur les réseaux sociaux des pages d’informations en français et anglais. Voici ceux qui nous ont permis de rester à jour sur l’actualité japonaise pendant notre séjour, aussi bien pendant le typhon que durant la crise sanitaire du covid-19 :
Page Facebook Info Locales au Japon
Compte Twitter du consul de France au Japon

Dépenses

Sur place, pour vivre on a dépensé ~8500€ en 6 mois. (Tout inclus : Loyer, nourriture, transports, visites, …)
En travaillant au Japon pendant environ 4 mois, on a reçu environ 9300€ de salaire.
>On a donc mis de côté au total ~800€ pendant nos 6 mois à Tokyo.

En revanche, attention, en prenant en comptes toutes les dépenses liées au fait d’être venu au Japon (billets d’avion, assurance maladie privée, cours de Japonais, déménagement, achat de valises, …) :
on arrive à un total de dépense ~13000€
On arrive donc à un bilan négatif ~3600€ pour 6 mois au Japon.

Pensez à avoir de l’argent de côté  si vous venez au Japon pour autre chose que le travail!

La suite de l’aventure

On avait prévu pas mal de tourisme, puis aller faire des WorkAway (~travail de quelques heures par jour contre hébergement et nourriture) un mois sur l’ile tropicale de Okinawa et 2 mois dans la région de Hokkaido et ses montagnes.
Mais Coronavirus oblige, on a revu nos plans pour éviter de propager le virus un peu partout.
On a donc juste déménagé à Kyoto (avant le confinement), on va y rester probablement 2-3 mois le temps de voir comment la situation évolue!

Et nos valises n’en finissent pas de maigrir, maintenant que l’on a renvoyé nos affaires d’hiver en France voici pour vous donner une idée le volume de nos bagages pour les 6 mois à venir :

Une petite valise et un sac à dos par personne !

Et à manger dans le sac plastique aussi évidemment !
Non classé, vie japonaise

La liste pour Manger plein de choses (pas cher) au Japon

Un petit article pour vous indiquez où vous pourrez manger pour pas très cher, et quand même gouter plein de cuisine Japonaise! (avec plein de photos pour vous donner faim :p)

Les chaînes de restauration rapide Japonaise pas cher!

Les restos de Gyudon!

Le Gyudon 牛丼 est un plat traditionnel Japonais de la famille des Donburi, c’est à dire, un bol de riz avec des trucs par dessus.
Dans le cas du gyudon 牛丼, le « gyu » 牛 signifie vache, c’est donc des lamelles de boeuf sur un bol de riz!

Il existe plusieurs chaines de restaurants du même style qui servent principalement des Gyudon et ont des cartes plus ou moins variées. Voici nos conseils :

>Sukiya すき家
Ils font principalement des Gyudon et des currys.
A noter, le midi (même le weekend!) il y a un menu spécial « Lunch » (ou en Japonais ランチ – Ranchi).
Le menu du midi est indiqué sur un document à part de la carte normale (sur lequel vous verrez écrit ランチ).
Pour 500Yen vous aurez un bol de Gyudon, une soupe miso, un petite salade et un oeuf cru (à casser et touiller dans un petit bol puis à verser, cru, sur le bol de gyudon! Préparez-vous, les Japonais foutent de l’oeuf cru partout!)


>Yoshinoya 𠮷野家
Chez Yoshinoya en plus des Gyudon il font aussi des Nabe et plein d’autres plats japonais. Il nous a semblé que la carte change assez souvent avec des plats en édition limitée. Pour ce qui est du Nabe puisque nous l’avons testé là bas je dirais que c’est un genre de fondue bourguignonne, mais version Japonaise (surprenant n’est il pas ?). Vous pouvez en voir un exemple ici : nabe.

Du bouillon avec des nouilles, de la viande et des légumes dedans ! Bon et toujours un bol de riz blanc et un oeuf bien entendu !

>il y en a plein d’autres d’autres, dont beaucoup ont des noms écrit entièrement en kanji donc je serai incapable de vous les nommer. Il ont parfois une carte centrée sur d’autres plats que les Gyudon.

Tempura

Les tempuras sont des beignets frits, en France on voit quasi exclusivement les tempura de crevette, mais a peu près tout peut être préparé en tempura au Japon. Vous en trouverez au poisson, aux fruits de mer, au légumes, aux algues, …

> Tendon Tenya 天丼てんや
Ils ont une carte en anglais. Il y a presque toujours un menu avec juste des tempuras de légumes si vous en avez marre de bouffer riz+viande à tous les repas!

Curry

Bon le curry c’est du curry hein, je vous explique pas.
Par contre, comme dans d’autres pays d’Asie, le Japon a sa propre façon de préparer le curry!

>Coco Ichibanya Curry House
Une chaîne qui fait que des currys! Normalement ils ont une carte en anglais.
A noter qu’il faut choisir la quantité de riz et le niveau d’épicitude que vous voulez. 
Vous n’avez qu’à juste montrer ce que vous voulez sur la carte et dire “Futsu” (« normal », prononcez « FOUTSOU ») quand le serveur galèrera à vous demander pour le riz et l’épicitude.

Le curry aux croquettes de crabe ! Un délice d’onctuosité (oui on a pas peur des mots)

Kastudon et Tonkatsu

Le tonkastsu est une pièce de porc panée. C’est relativement présent dans la cuisine Japonaise, et le plat le plus courant contenant un tonkatsu est probablement le Katsudon :
bol de riz avec une tranche de porc pané et oeuf. (souvent avec des oignons aussi)

>Katsuya かつや
Chaine spécialisée dans le tonkatsu. Si vous voulez gouter un Katsudon, c’est probablement ici le plus facile!

Les petits bouibouis Japonais

J’ai aucune idée de comment appeler ça autrement, désolé!
Au dessus je vous ai parlé surtout des chaines de restaurations connues, mais un peu partout vous trouverez des petits restaurants qui vous servirons tous ces plats de base de la cuisine Japonaise!
Si vous remarquez ces petits bouibouis et que n’avez pas peur d’y entrer, vous aurez probablement une expérience un peu plus authentique du Japon, avec parfois la chance de discuter avec le couple de petit vieux qui tiens probablement le resto!

C’est des petits restos dans lesquels il faut souvent régler via une machine automatique. La machine est soit à l’intérieur du resto, soit à l’extérieur, soit les 2. Il faut sélectionner ce qu’on veut manger sur la machine en appuyant sur le bouton correspondant, puis payer via la machine (en liquide). La machine vous donnera un ticket qui indique ce que vous avez commandé et qu’il faut donner au comptoir dans le resto.
(si vous voulez voir à quoi peut ressembler une machine).

Par contre, le nom des plats sera surement indiqué que en Japonais…
Si vous avez de la chance il y aura des plats en plastique dans la vitrine avec un numéro à côté, donc vous pourrez juste noter le numéro et presser le bouton correspondant sur la machine.
Sinon, dans presque tous vous trouverez :
Katsudon カツ丼 (dans les 450-500 Yen) :
Riz au curry (Karê rice) カレーライス (dans les 450 Yen) : curry japonais avec du riz
-Souvent aussi des Ramen ou des Udon

Les chaines de restauration familiales

Dans ces restos vous trouverez a peu près tous les plats que vous voulez. Une peu de Japonais mais surtout beaucoup de plats occidentaux (pizzas, pâtes, burgers, salades, frites, d’autres trucs… et même des desserts)!

>Gasuto ガスト
NB : Ya souvent écrit “Café Restaurant” mais Café en Français et Restaurant en Japonais, comme ça :
“Caféレストラン”. N’ayez pas peur parce que vous arrivez juste à lire « Café », à mon avis ils font tous resto aussi!
Si vous voulez des boissons il faut payer quelques centaines de yen et vous aurez accès aux distributeurs des à volonté (de un peu tout, soda, jus de fruits, cafés, …. je sais plus si ya de l’alcool ou pas)

>Saizeriya サイゼリヤ
On y est pas encore allé mais d’après ce que nous a dit mon coloc Japonais, et au vu de la carte, ça a l’air plus Italien. En revanche ça a l’air encore un peu moins cher que Gasuto (qui est déjà pas cher). Vous avez la carte ici pour info.

Les Konbinis

Supérettes hyper pratique, vous y trouverez absolument tout ce que vous voulez (mais genre vraiment tout hein, distributeur d’argent, une borne pour acheter des billets de concert, des magasines porno, quelques habits, des cosmétiques, une imprimante, …). Cela inclue donc forcément plein de nourriture!

>On y trouve de tout et pas cher. Des bentos (boites repas préparées), des plats de pâtes, des sandwich, des salades, des onigiris, des pains vapeur chinois fourrés à plein de chose (dont un saveur pizza !), des yakitoris, des Korokke (croquettes de pomme de terre frites), des “corn dog” ou pogo (une saucisse à hot dog montée sur une brochette et entouré d’une pâte de maïs frite), des glaces, …
Je vous conseille de goûter un peu tout!
Mais surtout au moins de regarder un peu tout, juste pour l’étonnement de trouver, par exemple, des nouilles sautées dans un pain ou un bout de viande pané en sandwich…

N’ayez pas peur d’acheter des choses qui doivent être mangé réchauffé, il vous proposeront de les réchauffer au micro-onde (ou alors il y aura des micro ondes à disposition), et ils vous donnerons une paire de baguettes pour manger ainsi qu’une petite serviette !

A noter, que la plupart des super marché font aussi des bentos et de la nourriture prête à manger. C’est parfois un peu dur à trouver en plein centre de tokyo, mais vous aurez un peu plus de choix et ca sera un peu moins cher! (et il y a souvent aussi un endroit avec un micro onde pour que vous réchauffier votre bento!)

Manger Japonais à Volonté!

Yakiniku

Un Yakiniku (littérallement « viande grillée ») est un genre de barbecue Japonais. Dans ces resto vous aurez une table avec un grill au milieu de la table pour faire griller vous même ce que vous mangez.

>Gut’s Soul
C’est le seul resto de Yakiniku qu’on a essayé.
Le menu à volonté de base est à 1500 Yen et comprends aussi les boissons (hors alcool). Vous pouvez rester 90 min maximum. Vous commandez tout avec une tablette (dernière commande au bout de 60min) et vous faite cuire vous même la viande sur une grille au milieu de la table.
Ils ont une carte en Anglais (disponible ici), et quand on y est allé il y avait des étrangers qui travaillaient là, donc ils nous ont un peu expliqué en anglais.
Dans le menu le moins cher, vous avez moins de choix pour la viande (tout ce qui est dans la partie “A la carte” sur le menu en anglais est à payer en plus si vous en voulez) mais il y a quand même plusieurs morceaux de poulet, a plusieurs gouts différents, du porc, du jambon, du foie… Et il y a aussi plein d’autres choses à volonté, plusieurs riz, tofu, frites et même des TAKOYAKI!
Nous on est allé à celui de Shinjuku mais il y en a plusieurs dans Tokyo.

Okonomiyaki

L’Okonomiyaki est une sorte de pancake salé dont la pâte contient énormément de chou. Dans beaucoup de resto, comme pour les Yakiniku, il vous faut cuisiner vous même votre Okonomiyaki sur une grande plaque chauffante au milieu de la table!

Vous trouverez assez facilement des restaurants d’Okonomiyaki, souvent à volonté.

On est allé dans ce restaurant, mais il est vraiment très excentré. Pour info on a payé 1200 Yen pour 90min d’Okonomiyaki à volonté! Et il y avait aussi des pancakes sucrés!

Le petit plus de manger dans un resto d’Okonomiyaki à Tokyo, c’est que vous pourrez aussi goûter les Monja (ou Monjayaki). C’est un peu le même principe qu’un Okonomiyaki sauf que la pâte est beaucoup plus liquide et qu’il faut le manger en le « raclant » sur la plaque!


Manger PAS Japonais à Volonté!

Shakey’s : Pizzas à Volonté ! On est allé à celui de Shinjuku mais il y en a un peu partout au Japon.
Vous pouvez rester 90min sur place. Boissons soft à volonté (plusieurs sodas, café, thé, …), bar à salade, potatoes, pâtes, chips tortillas avec du fromage fondu, et bien sûr, pizzas dont certaines un peu originales pour nous autres occidentaux (maïs-mayonnaise, algues, ..) et aussi des pizza desserts!
Le soir en semaine ou le weekend c’est 1590Yen, en semaine le midi c’est un peu moins cher (mais sans boisson).


Sweets Paradise : la particularité est qu’il s’agit d’un buffet à volonté de pâtisseries! (Il y a aussi du salé avec pâtes , salades et currys).
Les formules vont de 1100 à 1490 Yen. Selon la formule que vous choisissez vous aurez aussi accès aux boissons et glaces à volonté (et vous pourrez rester entre 50 et 80 minutes)

AU FINAL

On vous conseille :
-Sukiya pour un Gyudon
-Yoshinoya pour un Nabe
-Tendon Tenya pour des Tempura
-Coco Curry house pour un Curry
-Un petit bouiboui pour un Katsudon 
-Gut’s Soul pour faire un Yakiniku
-Faire plein de repas dans les Konbinis en goûtant tous les onigiris, les yakitoris, les sandwichs bizarres,  les brioches vapeur chinoises, les “corn dog”, les bentos, …
-éventuellement un resto familial ou le pizza à volonté si vous voulez manger moins japonais une fois !

Nos petites notes de la fin :
-Au Japon les prix sont (quasiment toujours) indiqués Hors Taxe. La TVA est 8 ou 10% selon ce que vous achetez et si vous consommez sur place ou à emporter.

-Dans de nombreux restos Japonais, vous aurez un petit bouton sur la table pour appeler le serveur qui sinon ne viendra jamais vous voir, ne restez pas comme des cons pendants 20 min et pensez au bouton! (et oui, vous avez raison de vous dire « ça sent le vécu »)


-Si vous ne souhaitez pas manger de viande ou de produits d’origine animale, ça va malheureusement être la galère au Japon. Dans certains lieux touristiques (ou « tendance ») vous trouverez quelques restos vegan ou au moins proposant un plat végétarien. En revanche, dans la quasi totalité des plats traditionnels il y a de la viande, ou au moins du bouillon de poisson.

Si vous ne voulez pas payer un bras, vous avez Tendon Tenya qui propose presque toujours un menu légumes (mais la panure des tempuras et à base d’oeuf), ou sinon rabattez vous sur les Konbinis et essayer de traduire la liste des ingrédients avec Google Trad… Courage vous pouvez y arriver!

démarches

Démarches : trouver un petit boulot à Tokyo

Je parle pas Japonais, ça va être dur non?

NON! ça va pas être dur!
Alors bon, déjà, Bonjour,
ensuite, c’est vrai que si vous avez des bonnes bases en Japonais (N4 voire N3 au JLPT) vous trouverez beaucoup plus facilement.
Mais même sans parler un seul mot de Japonais, vous pourrez trouver facilement du travail.
Par exemple, nous travaillons tous les 2 dans des restaurants Japonais :
>Luc a fait des cours de Japonais pendant des années (mais a quand même un niveau pas terrible…) et n’a quasiment pas besoin d’utiliser le japonais au travail. (le dit travail consistant à préparer de la nourriture et faire de la vaisselle principalement)
>Aliénor n’avait qu’un niveau très basique en Japonais (4h par jour de cours pendant 1 mois) et travaille dans un restaurant ou elle fait a peu près tout (cuisine, service, vaisselle, ….). L’avantage étant que le resto se trouve dans un quartier avec beaucoup d’étrangers et de Français (Kagurazaka, mais on en reparlera plus tard), le petit côté Frenchie a donc aidé !
>Et c’est comme ça pour beaucoup de personnes que l’on connait. Un vietnamien travaille depuis 2 ans dans l’un de nos restaurants sans parler ni Japonais ni Anglais. Parmi nos connaissances, plusieurs personnes travaillent dans des restaurants, des hôtels, un centre de tri de colis, une entreprise d’informatique, une boite de design graphique,… tout ça sans sans parler Japonais.

Donc, en gros, si vous cherchez dans une filière en particulier, peut être que ça va être un peu compliqué sans Japonais, mais si vous cherchez juste un petit boulot, vous aurez l’embarras du choix.

Trouver un Arubaito (Petit boulot)

Les sites de recherche d’emplois

Il existe de très nombreux sites de recherche d’emplois (souvent à destination des étrangers) au Japon!
Voici une petite liste non exhaustive :
Craiglist : Site mondial de petites annonces. Vous y trouverez un peu de tout un peu partout, n’hésitez pas à faire des recherches par mots clés.
Gaijin Bank
GaijinPot
Job Media Tokyo
YOLO Japan
-il existe aussi de très nombreuses pages Facebook relayant des offres d’emploi au Japon : JapanWork, Baitobot, Jobs in Japan, …

Remarque : Attention à Craiglist, même si vous pourrez y trouver de nombreuses offres sérieuses (nous avons tous les 2 trouvé notre travail via des annonces sur Craiglists), il y a de très nombreuses annonces très très louches. (Genre salaire très élevé contre massage, shooting photo, léchage de jambe, …) Il faudra donc veiller à faire un tri rigoureux sur ce qui peut être posté là bas.

Comment ça marche ?

>Certains de ces sites relaient uniquement les annonces pour vous mettre en contact avec les entreprises (par exemple YOLO Japan).
Vous devrez créer un profil complet en ligne, en mettant le plus d’information possible, et éventuellement même une vidéo de présentation.
Une fois votre profil complet vous pourrez postuler en cliquant simplement sur un bouton sur les annonces sur le site.
Si l’entreprise vous accepte ou vous refuse, vous recevrez un message sur le site et par mail.
Dans le cas où l’entreprise accepte de vous faire passer un entretien, vous aurez plusieurs créneaux de proposé. Il faudra ensuite vous rendre sur place pour passer l’entretien.

>D’autres sites fonctionnent différemment, en vous proposant un accompagnement dans votre recherche d’emploi pour vous proposer ensuite aux entreprises en recherche de personnel.
C’est le cas par exemple de Job Media Tokyo par lequel Luc a trouvé son travail.
Nous les avons contacté directement par email (après avoir vu une de leur annonce sur Craiglist), mais vous pouvez aussi leur envoyer votre candidature via leur site directement. Nous avons alors eu un premier rendez-vous pour se rencontrer, en savoir plus sur ce que nous recherchions en terme d’emploi et évaluer notre niveau de Japonais.
Ils ont 2 modes de fonctionnement :
-Soit ce sont eux qui vous embauchent, et paient votre salaire en vous mettant à disposition d’une entreprise pour laquelle vous travaillez (un peu à la manière de l’interim en France).
-Soit ils vous mettent uniquement en contact avec une entreprise (et vous accompagne pour l’entretien, le contrat, ….) et c’est elle qui vous embauche et paie votre salaire, sans intermédiaire.

Passer un entretien en Japonais

Etrangement il n’y a pas grand chose à expliquer dans cette partie….
Ayez au moins un CV en Anglais. Si vous avez un CV en Japonais, c’est sûrement un plus, mais ils ne nous l’ont jamais demandé en entretien… (Voir l’article dédié pour des infos sur le CV en Japonais !)

Pour l’entretien en lui même, nous en avons passé 4 à nous 2
(2 chacun, ayant tous les 2 refusé un premier travail avant d’en accepter un) :
>Luc : j’ai passé un entretien non accompagné par une entreprise de recrutement (trouvé via le site YOLO JAPAN) pour un restaurant Japonais. Le patron du restaurant n’a demandé quasiment aucune information et ne m’a même pas fait se présenter en Japonais. L’entretien se résumait globalement à une description très sommaire du travail et surtout remplir une fiche d’informations personnelles. Le patron du restaurant a tout de suite demandé quand est-ce que j’étais disponible pour commencer à travailler…

>Luc : Mon 2ème entretien était accompagné par une personne de Job Media Tokyo pour travailler dans un restaurant. La personne de Job Media Tokyo m’a plutôt bien accompagné, m’a fait répéter plusieurs fois ma présentation en Japonais et m’a donné des conseils pour l’améliorer. Pendant l’entretien il a beaucoup communiqué avec le patron du restaurant et faisait la traduction si besoin. Puisque le salaire était plus élevé, j’ai pris ce travail plutôt que le précédent!

>Aliénor : Un entretien était pour travailler dans un hôtel (ménage et préparation des chambres). J’ai eu l’entretien grâce à une personne de Job Media Tokyo également. Même si cette dernière n’était pas présente à l’entretien c’est elle qui a fait le relais par téléphone entre mon interlocuteur et moi, lui ne parlant que japonais et moi étant plus à l’aise en anglais. Là encore, l’entrevue s’est résumée à me présenter les tâches à accomplir en me demandant au moins 20 fois si je me sentais capable d’effectuer le travail. J’ai ensuite remplit quelques papiers en prévision de mon premier jour de travail…qui n’a jamais eu lieu car j’ai finalement trouvé un poste dans un restaurant mieux payé et moins loin de chez moi.

>Aliénor : L’entretien pour le restaurant. Là encore peu de place pour mettre en avant ses capacités et compétences. J’étais venue une première fois au restaurant pour voir l’ambiance et dire si ça me convenait. Le second entretien était plus une formalité d’usage pour me définir le poste, les heures de travail et la rémunération (et s’enquérir une dernière fois de mon acceptation des conditions de l’emploi). Le lendemain je commençais à travailler, on ne perd pas de temps au Japon !


>En résumé : vous vous pointez, éventuellement vous vous présentez en Japonais en 2 phrase, et ensuite vous remplissez un formulaire avec votre nom et adresse… et c’est bon pour l’employeur… Vous n’aurez plus qu’à vous mettre d’accord sur la date de début.

Quels papiers pour faire un contrat?

Vous aurez besoin de plusieurs documents pour établir un contrat, et surtout pour pouvoir recevoir votre salaire!

Il vous faudra présenter une photocopie (que vous pouvez bien sûr réaliser dans n’importe quel Konbini) de :
-Votre carte de résident
-Votre passeport : page avec vos informations + page de votre visa + note accompagnatrice du visa (si vous en avez une)
-Votre livret bancaire (voir article : Démarches : compte en banque pour savoir comment l’ouvrir!)
-Eventuellement, votre carte bancaire (juste la face avant)

Pour signer le contrat, l’entreprise vous demandera peut être de le faire avec votre Sceau personnel. Une des entreprise avec lesquelles ont a eu un entretien voulait à tout prix un Hanko, d’autres ont été OK pour signer le contrat à la main uniquement.

Dans quels domaines / zones géographiques chercher si on parle pas Japonais?

Si vous ne parlez pas un seul mot de Japonais (ou vraiment juste les bases) vous pouvez quand même trouver du travail (je pense que vous avez compris maintenant). Mais il y a quelques domaines ou zones géographiques que vous pouvez privilégier pour augmenter vos chances!

>Vous pouvez chercher dans les lieux touristiques, par exemple vers Akihabara qui est tout le temps rempli de touristes, tous les magasins cherchent des employés parlant plusieurs langues. Par exemple, apparemment BIC CAMERA ou ANIMATE recherchent des gens en permanence.
Si vous baragouinez 2 mots de Japonais et que vous parlez bien anglais vous avez toutes vos chances. Si vous parlez déjà couramment plusieurs langues c’est le jackpot!
>Cherchez dans certains quartiers où il y a plus d’étrangers qui vivent.
Par exemple Kagurazaka (toute la rue entre les métros Kagurazaka et Iidabashi) est littéralement remplie de restaurants étrangers, beaucoup sont Français!
Ou bien vers Yotsuya où se trouve l’ambassade de France et une université avec beaucoup d’étudiants étrangers.
>Cherchez dans les groupes de Français au Japon sur Facebook, il y a souvent des personnes qui proposent des postes pour les remplacer après leur départ du Japon
>Pensez à rechercher avec des mots clés en français (notamment sur Craiglist) pour faire sortir les offres qui ciblent les français.
>Vous trouverez forcément dans le milieu de la restauration ou bien du ménage (dans les hôtels, grands magasins, …), les offres sont légion !
>Si votre niveau d’anglais est élevé vous pouvez chercher des écoles de langues ou bien des cafés de conversation. Certaines écoles internationales cherchent aussi des personnes pour enseigner l’anglais en classe aux enfants.
>Il y a aussi pas mal d’offres dans des industries (alimentaires, transport, …), mais parfois c’est un peu excentré de Tokyo.
>Cela peut être avantageux d’être prêt à travailler de nuit (et le travail de nuit est payé 25% supplémentaire)

Un autre genre de travail ?

Nous vous conseillons également de penser aux offres qui sortent un peu des chemins classiques :

WorkAway et WWOOFING : Les offres sont très variées (ferme, enseigner l’anglais à des enfants, échange culturel, aider dans un projet solidaire/artistique, travail dans un lieu touristique, …). Le principe est (la plupart du temps) de travailler pendant quelques heures par jour contre un hébergement et de la nourriture. Parfois il y a des offres qui proposent un travail avec rémunération, voire un travail à temps plein. C’est surement une bonne idée pour découvrir des endroits plus reculés ou bien des modes de vies un peu différents!
Alpha Resort : travail dans des lieux touristiques contre salaire et hébergement

Nous ferons un article complémentaire pour cette partie puisque nous prévoyons de faire plusieurs mois de WorkAway !

En espérant qu’avec tout ça vous trouverez votre bonheur! Pensez à lire les articles sur l’ouverture d’un compte en banque, l’achat d’un sceau personnel ou bien la rédaction d’un CV!

démarches, Non classé

Démarches : le forfait mobile

Vous pensiez y échapper? Bah en fait oui, peut être que vous pouvez…

Avant tout, nous vous conseillons de réfléchir aux endroits où vous voulez vous rendre et l’utilisation que vous voulez faire de vos données mobiles.
Par exemple, si vous n’êtes que quelques semaines au Japon, ce n’est probablement pas vital d’avoir un forfait Japonais.
Si vous vivez au Japon, mais uniquement à Tokyo, il y a des Wi-Fi gratuits partout (toutes les stations de métro, de nombreuses rames de métro, beaucoup de cafés, de restaurants, de centres commerciaux….). Certains de nos amis habitent à Tokyo depuis plusieurs mois sans aucun forfait et s’en sortent très bien.

Pourquoi nous avons pris un forfait

Pour notre part, nous avons choisi de prendre un forfait Japonais car :
>même si nous habitons pour le moment à Tokyo, nous avons prévu d’aller dans d’autres lieux moins peuplés, et nous préférons avoir accès à internet pour pouvoir se diriger, chercher des informations ou téléphoner si besoin.
>nous avions peur que ne pas pouvoir indiquer un numéro de téléphone Japonais affecte notre recherche d’emploi. Certaines personnes nous ont indiqué que pour leur travail leur patron les contactaient très souvent par téléphone.
Avec le recul, ce n’est probablement pas un gros risque à prendre de ne pas avoir de numéro de téléphone Japonais pour la recherche d’emploi. Pour nos travails, nous avons principalement communiqué par Line (Line c’est une application de messagerie instantanée, comme WhatsApp, sauf qu’il y a encore plus d’émoticones kawaii et que tout le monde utilise Line au Japon)

Où aller pour obtenir un forfait ?

Si vous parlez japonais ou que vous avez un ami Japonais qui peut vous aider, vous pouvez probablement faire les démarches en ligne avec de nombreux fournisseurs.
De notre côté, nous avons choisi la facilité en nous rendant au magasin Bic Camera de Akihabara. Au 4ème ou 5ème étage du magasin se trouvent les forfaits téléphoniques et un vendeur vous sautera probablement dessus si vous regardez les cartes SIM, ne serait-ce que quelques secondes (en admettant que vous êtes pas trop loin du rayon hein, si vous vous mettez à l’autre bout du magasin et que vous regardez avec des jumelles, vous aurez juste l’air bizarre et personne viendra vous parler, sauf peut être la sécurité)

L’intérêt d’aller à Akihabara c’est que c’est hyper touristique donc vous trouverez des vendeurs parlant à peu près toutes les langues du monde, ou juste Anglais dans le pire des cas.

Comment ça marche les forfaits au Japon ?

Là vous vous dites que le Japon c’est le pays du futur, de la technologie et qu’ils ont forcément des forfaits de fous avec tout illimité et pas cher?
Et bien, cette fois, ils sont carrément dans le passé… Mais genre bien… à peut près au même niveau que les forfaits qu’on avait en France il y a 10-15 ans quand il fallait tout payer en plus du forfait….

Pour la quasi totalité des forfaits, vous allez devoir payer :
-des frais de dossier à l’ouverture de la ligne
-un forfait mensuel
-un coût pour chaque SMS émis !
-un coût à la minute pour chaque appel émis !

Tout ça en ayant un nombre de Giga limité pour les données mobiles….

(A noter que vous allez probablement pouvoir réduire le coût de vos appels si vous les passez via une application que l’opérateur vous indiquera et non par un appel classique).

Il semble que de nombreux Japonais communiquent via des applications utilisants les données mobiles (genre toujours Line…) plutôt que de payer en plus par appel et SMS.

Ah oui et, quand on vous disait que c’était le moyen âge, vous serez probablement obligé de vous engager sur plusieurs mois, souvent sur 12 mois…

En revanche, vous pouvez séparer votre abonnement entre plusieurs cartes SIM. C’est à dire que vous pouvez payer une option en plus chaque mois pour avoir une carte SIM supplémentaire et pouvoir utiliser le même forfait sur 2 téléphones. C’est pratique pour réduire les coûts si vous êtes plusieurs.

Quel forfait ?

En cherchant sur des groupes de Français habitant au Japon, de nombreuses personnes conseillaient de prendre un forfait chez Bic Camera. Donc on a pas vraiment comparé très longtemps et on a pris notre forfait là bas.
Arrivé dans le Bic Camera de Akihabara, un vendeur (lui aussi en PVT à Tokyo depuis quelques mois….) m’a proposé plusieurs forfaits.
En gros, les 2 intéressants sont BIC SIM ou BIC Mobile One.
>BIC SIM est le moins cher des 2 par mois si vous ne prenez que 3 giga de data par mois, mais vous allez devoir vous engager sur un an (si vous résiliez avant vous aurez quand même à payer une bonne partie des frais).
>BIC Mobile One est le moins cher par mois des 2 si vous prenez au moins 6 giga de data, et vous ne engagez que pour 6 mois.

On a pris BIC Mobile One

On s’est décidé sur BIC Mobile One pour plusieurs raisons :
-Les frais de dossiers étaient gratuits en souscrivant à une option (qu’on a pu résilier au bout d’un mois).
-Les abonnements sont facturés sur des mois entiers (du 1 au dernier jour du mois) et puisque nous avons pris l’abonnement au milieu de mois, la fin du premier mois en cours a été gratuite. (Nous avons eu environ 15 jours gratuits)
-Nous allons garder notre abonnement moins d’un an, donc c’était plus intéressant de ne s’engager que sur 6 mois.
-Si vous utilisez toute votre data, vous aurez toujours accès aux données mobile avec un débit très réduit (sans frais) et si il vous reste de la data, elle est reportée sur le mois suivant.
-Et surtout, le gros avantage de Bic Mobile One est que le service client parle Anglais! Nous l’avons fait une fois (pour résilier l’option qui nous a évité les frais de dossier) : aucune attente et la question était réglée en 3 min !

Comment qu’on paie ?

Pas besoin de compte bancaire !
Il vous faut juste une carte de crédit. Le paiement sera prélevé sur la carte chaque mois.
Le vendeur du magasin va juste vérifier qu’il n’est pas précisé « débit uniquement » sur votre carte, il fera aussi éventuellement un test avec avant de valider l’achat.

Pour info, nous avons des cartes Master Card prises via Revolut (carte bancaire dont on peut charger un montant en une devise dessus, et utilise ce montant en une autre devise. Il existe d’autres entreprises fournissant le même service, par exemple N26, ou bien une autre entreprise française dont on a oublié le nom…)

Combien qu’on paie ?

Nous avons donc un forfait BIC Mobile One 3gigas avec une 2ème carte SIM qui partage la data.

Nous avons payé :
frais de dossier : 0¥ (car nous avons souscrit à une option à 275¥, payée un seul mois)
forfait mensuel: 1980 + 3 = 1983 ¥ (3¥ sont facturés à tous les forfaits pour assurer les services téléphoniques d’urgence). Le premier mois était gratuit car déjà entamé.
carte SIM : 433¥ par carte (payé une seule fois)
option partage 2ème SIM : 440¥ par mois

Au total :
-le premier mois (entamé) : (et genre vraiment, vous sortez du magasin avec vos cartes SIM et un ticket de caisse qui indique 0¥ et pourtant vous avez déjà votre abonnement qui fonctionne dans votre tel)
-le 2ème mois : 275 + 1983 + 433×2 + 440 = 3564¥ (30€ au cours actuel du Yen) (+ le coûts des SMS et appels émis)
chaque mois suivant : 1983 + 440 = 2423¥ (20,20€ au cours actuel du Yen) (+ le coûts des SMS et appels émis).
Sans la 2ème carte SIM le prix tomberait à 1983¥ par mois (16,5€ au cours actuel du Yen)


En espérant que cet article vous aide à faire votre choix!

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Trilogie des étonnements (´• ω •`)

  • Le Japon, pays de toutes les technologies de pointe, on ne trouvera forcément aucune cabine téléphonique, non? non…? Si! En fait il y en a assez souvent, notamment dans les stations de métro.
    Et nous avons compris pourquoi en lisant les mesures d’urgence en cas de catastrophe!
    Il est conseillé d’avoir dans son petit sac d’urgence quelques pièces pour pouvoir utiliser les fameuses cabines et donc communiquer avec ses proches (au cas où le réseau ne passerait plus, ou vous n’auriez plus de batterie, ou vous n’avez pas pu partir avec votre téléphone, …)
    Et pour finir, j’écris « Cabine » mais en fait il n’y a pas de cabine, juste un bloc de téléphone posé sur une table dans un coin des stations.
  • Tant qu’on parle de téléphone, en utilisant une carte SIM Japonaise vous remarquerai peut être quelques changement. Tout d’abord, adieu le code PIN pour déverrouiller la carte!…
  • …mais surtout avec une carte SIM Japonaise dans votre téléphone, celui-ci fera nécessairement un bruit d’obturateur quand vous prendrez une photo avec, même en mode silencieux. (Ceci pour décourager de prendre des photos sous les jupes…)
  • Puisqu’on parlait du code PIN, pour la carte bancaire c’est souvent pareil. Vous n’aurez à taper votre code de carte bancaire que très rarement.
  • A propos des cartes bancaires, elles sont utilisées un peu de toutes les manières possibles par les commerces ici :
    -On insère la carte + tape code
    -On insère carte seulement
    -On glisse la carte sur le côté en utilisant la bande magnétique
    -On donne la carte à l’agent de caisse qui fait quelque chose et nous la rend.
    -On donne la carte à l’agent de caisse qui fait quelque chose, nous la rend, et nous demande de signer un ticket spécial qu’il conserve.
    (et je ne pense pas que ca ait forcément un rapport avec le montant débité, car ca m’ait arrivé de devoir taper mon code pour payer 1€, mais en faisant les courses, même pour 50€, ni code ni signature…)
  • Au Japon on a l’impression que la confiance règne partout. Par exemple pendant les démarches à la mairie, pour déclarer votre adresse de résidence on ne vous demandera aucun justificatif de domicile.
  • Niveau confiance, dans les cafés personne ne semble craindre de laisser ses affaires sur la table ( y comprit téléphone ou console de jeu) en s’absentant. Et dans le métro, même aux heures de pointe, beaucoup de personnes déposent leur sac sur une étagère en hauteur.
  • Puisqu’on parle du métro, beaucoup de gens profitent du voyage pour piquer un somme (bon faut dire que puisqu’il n’y a pas trop de risque de se faire dépouiller, et que les temps de trajets sont vite longs dans Tokyo, ça se comprends donc vite !)
  • Encore plus de personnes jouent sur leur portable. Vous allez dire qu’en France c’est pareil mais ici on a l’impression que c’est beaucoup plus populaire, et que tout le monde s’y met. Et surtout… en France les gens jouent à Candy Crush ou un autre truc peu élaboré du genre… ici c’est la folie niveau variété de jeux! Il y a l’air d’y en avoir pour tous les goûts et beaucoup de RPG sont développés sur ce média.
  • En revanche, même si il y a des personnes qui lisent des livres (toujours protégés par une couverture en tissus pour anonymer leur lecture), on a vu personne utiliser d’ebook!
  • Dernier étonnement sur le métro, un jour qu’une personne aveugle voyageait dans la même rame que nous un employé du métro l’attendait à une station. Il est monté dans le métro en cherchant la personne à travers la voiture pour ensuite l’aider à descendre et la guider dans les couloirs. Est-ce qu’il existe un service prévu pour l’accompagnement des personnes handicapées dans le métro? On dirait bien, on a aussi vu le cas avec des personnes à mobilité réduite.
Et ici bien sur, tout a une mascotte mignonne, même le train et le métro !
  • On vous avez déjà dit que les rues de Tokyo sont particulièrement propre. Mais vous ne trouverez non plus jamais une crotte de chien par terre, les Japonais ramassant toujours systématiquement les déjections de leur toutou….
    Et en fait c’est même pire que ça, parce qu’ils ont également une bouteille d’eau qui leur sert à asperger le sol à l’endroit où le chien urine!
  • Mais c’est vrai qu’ils ont l’air d’être vraiment gaga de leur toutou. La première fois que vous croisez un chien dans un landau… vous pouvez être tentés de vous dire que c’est peut être un chien un peu âgé…. mais en réalité c’est vraiment très courant! Si un jour vous croisez un Japonais avec un landau dans la rue, c’est sûrement un chien à l’intérieur plutôt qu’un enfant… (et pour le coup les bébés sont souvent en porte bébé sur le torse ou le dos)
  • Malheureusement la folie des toutous ne s’arrête pas au landau et vous en croiserez énormément habillés (oui vraiment habillés, sweat, jupe à paillettes, écharpes, tout y est)… donc oui, il existe des magasins d’habits pour chien au Japon.
Parmi les toutous japonais c’est le Shiba qui l’emporte, on en croise absolument de partout !
  • Enfin, on finit cet article sur un scénario digne d’Inception version étonnement : les Japonais sont très facilement étonnés!
    (quoi? oui, non on vient d’écrire 3 articles sur ce qui nous étonne mais c’est notre blog on fait ce qu’on veut :p)
    … Ils n’hésitent pas à utiliser de plein d’expressions similaires à « c’est fou! », « incroyable », …. ou juste des sons qui montrent bien leur étonnement, même pour des conversation pas spécialement étonnantes !
    Si vous avez l’occasion d’assister à un feu d’artifice, c’est presque plus intéressant d’écouter les expressions d’étonnement du public que de regarder le feu en lui même!
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Démarches administratives : l’arrivée et la mairie

Dans cet article nous allons détailler un peu plus précisément les démarches qui sont à effectuer pour les personnes souhaitant rester à « long » terme au Japon. Par « long » on entend ici tout ce qui concerne les gens qui ne viennent pas ici dans un cadre uniquement touristique, sur plus de 90 jours !

A l’aéroport

Tout commence quand vous atterrissez, plus ou moins impatients et fatigués, à l’aéroport japonais de votre choix ! Pour passer l’immigration il vous faudra, votre visa et votre passeport en poche, vous diriger vers les guichets « long term ». Rien de bien compliqué à faire ceci dit, les agents prendront votre passeport pour accoler une vignette à votre Visa signalant la date d’entrée sur le territoire et la date jusqu’à laquelle il est possible de rester. Ils y agraferont également un papier détaillant les conditions de travail relatives à votre visa avant de prendre vos empreintes digitales. Le temps d’éditer votre carte de résident et hop, moins de 15 minutes après vous êtes avec vos valises !

A la mairie

Voilà, vous avez votre carte de résident, il est primordial de toujours la conserver sur vous ! C’est votre document d’identité principal maintenant. Elle vous sera demandée quand vous trouverez du travail ou pour ouvrir votre compte bancaire.

L’adresse de résidence

Maintenant vous avez 15 jours pour faire enregistrer votre adresse de résidence au dos de la carte. Pour ce faire il suffit de se rendre à la mairie la plus proche de votre domicile. Enfin, je dis la plus proche mais mieux vaut également privilégier la plus grosse afin de maximiser vos chances d’avoir un interlocuteur qui sait parler anglais (si vous ne maitriser pas couramment le japonais, sachez que cela sera en toute circonstance votre plus grande préoccupation !).
Attention toutefois, il faut bien vous rendre dans une mairie de l’arrondissement dans lequel vous résidez.
Il y a 23 arrondissement à Tokyo, sur les panneaux traduit en anglais cela est appelé « City ». Si vous connaissez votre adresse, c’est le truc qui s’appelle « quelquechose-KU ».
Voici plus d’infos et la liste des arrondissements ici !
La démarche en elle même reste cependant assez simple :
-on vous assigne un ticket qui sera appelé par un guichet après vous avoir faire remplir un formulaire de demande (pas de panique, il y a des cartons d’explications en anglais et un employé s’emploiera sûrement à vous aider!),
-on vous demandera de bien confirmer la localisation de l’adresse sur un plan puis vous remettez votre carte de résident et vous attendez.
-Vous récupérer ensuite votre carte de résident avec votre adresse imprimée au dos!
(Environ 30 minute d’attente dans notre cas)
Au passage, notez que le Japon est dans la confiance totale envers les personne et ne demande aucun justificatif de domicile…

En cas de déménagement!
Si vous souhaitez être dans une totale légalité, à chaque déménagement, vous devrez faire inscrire votre nouvelle adresse au dos de votre carte de résident ! Pour cela il faut aller à la mairie de l’arrondissement que vous quittez, puis ensuite vous réinscrire dans le nouvel arrondissement!

L’envers de la carte de résident avec l’adresse enregistrée

Sécurité Sociale

C’est également à ce moment que vous pouvez souscrire à l’assurance médicale japonaise. Celle-ci s’élève à une dizaine d’euros par mois si vous ne déclarez pas de revenus sur l’année passée (et puisque l’on est toujours au japon, aucun justificatif à fournir).
La sécurité sociale japonaise de base couvre 70% des frais de santé sur le territoire, sans avance de frais.
A noter, qu’elle est normalement obligatoire pour toute personne qui ne bénéficie pas d’une couverture sociale publique de son pays d’origine, mais beaucoup de personnes indiquent qu’on ne leur a pas proposé, ou qu’on leur a laissé le choix.
Dans notre cas, la personne nous a juste demandé si on avait déjà une assurance, et ayant une assurance privée, elle ne nous a pas imposé la sécurité sociale.
A vous de voir si vous souhaitez prendre le risque de ne pas la souscrire, d’autres personnes ayant indiquées qu’elles ont eu des problèmes au moment de recevoir des soins médicaux et se sont retrouvées à la payer de manière rétroactive depuis leur date d’arrivée.

Retraite

D’après les documents fournis à la mairie et internet, toute personne de plus de 20 ans habitant au Japon devrait cotiser au service de retraite Japonais :
Japan Pension Service

Il existe apparemment des accords entre la France et le Japon, donc vous devriez normalement bien toucher une retraite Japonaise si vous y avez cotisé à un moment.

En théorie :
-si vous travaillez, cela est prélevé directement sur votre salaire
-si vous ne travaillez pas, vous devriez payer le montant de base.

Cependant, le personnel de la mairie ne nous a pas parlé de cela. En cherchant sur internet, certaines personnes indiquent que le gouvernement galère déjà à faire cotiser les Japonais et ne veut pas s’embêter avec les étrangers…

My Number, numéro d’identité national

Il ne vous reste plus qu’à recevoir votre My Number, un numéro d’identité national.
Celui-ci devrait vous être demandé demandé dans certaines situations (par exemple, si vous souhaitez faire des virements internationaux).
Vous devriez le recevoir par la poste en version papier automatiquement environ 2 semaines après votre enregistrement à la mairie.
Si ce n’est pas le cas, nous vous conseillons de retourner à la mairie pour qu’ils vous le donnent sur place.
Dans l’enveloppe se trouvait également des explications pour faire une demande de la version carte à Puce du My Number. A vous de voir si vous en avez besoin, mais cette dernière n’est pas nécessaire si vous avez prévu de rester sur le territoire japonais seulement pour la durée de votre PVT !


Et c’est tout même si c’est déjà pas mal!

Bien sur, même le My Number a le droit à sa mascotte mignonne !
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Démarches : son propre Sceau (Hanko, Inkan)

Hanko, Kézako?

Au Japon, comme dans d’autres pays d’orient, on ne « signe » pas un document mais on y appose son sceau personnel.
Les Japonais appellent leur Sceau personnel Hanko (判子) ou bien Inkan (印鑑).

Pour les étrangers, qui n’ont pas de sceau personnel, il est demandé, dans la majeure partie des cas, de signer à la main à la place (pour récupérer un colis ou pour ouvrir une ligne téléphonique par exemple cela ne nous a pas posé de problème).
Mais lorsque nous avons trouvé du travail, il nous a été demandé de venir avec un sceau personnel pour signer le contrat…
(Ce n’est apparemment pas systématique, d’autres étrangers vivants dans la résidence nous ayant indiqué qu’ils n’ont pas eu à faire de sceau pour leur contrat !)

Si besoin de faire un Sceau, où qu’on va ?

Plusieurs possibilités s’offrent à vous! Il existe divers magasins spécialisés dans les sceaux : par exemple Hankoyasan21 (はんこ屋さん21) ou Hankoya. Les prix débutent vers 2,000¥ mais les tampons pourront servir pour les documents officiels et vous pourrez les faire enregistrer en mairie sur votre carte de résident, moyennant 50¥.

Plus d’infos ici (en anglais)

De notre côté nous avons choisi de nous diriger vers un Don Quijote(ドン・キホーテ), magasin pas du tout spécialisé. C’est plutôt un espèce d’infâme bordel sans nom qui vend un peu tout et n’importe quoi et cible beaucoup les touristes.
Si vous choisissez aussi un Don Quijote, votre première mission consiste à trouver la machine. Les magasins sont souvent sur plusieurs étages, et avec une organisation relative. Dans notre cas, la machine se trouvait à l’étage 5 (4ème étage) alors que le plan du Don Quijote n’indiquait plus rien au dessus de l’étage 4. En réalité, à l’étage 5, entre les toilettes et des minis magasins de beauté, on trouvait un endroit avec du bordel (encore plus bordélique que le reste du magasin hein) en solde, et au milieu, la fameuse machine à Hanko.

La fameuse enseigne de foire-fouille japonaise

La machine de la mort

Rien de bien compliqué en réalité. La machine fonctionne en Anglais et en Japonais. Dans notre cas, nous avons entré notre nom (en lettres) puis la machine nous a proposé de choisir entre plusieurs Kanjis Japonais correspondant à notre nom pour notre Hanko.
Il vous faudra patienter une grosse dizaine de minutes pour que votre tampon soit gravé puis, tel un gashapon bien rodé, la machine vous livrera votre nouveau précieux.

A noter, d’autres étrangers nous ont indiqué qu’on leur avait conseillé de faire un Hanko non pas avec des Kanjis mais avec des Katakana (le syllabaire japonais pour retranscrire les mots étrangers). Si jamais vous souhaitez entrer des Katakana il faut apparemment utiliser la machine en Japonais exclusivement, sinon vous ne pouvez entrer que des lettres. Notez bien que si vous voulez faire enregistrer votre Hanko en katakana à la mairie il faudra avant vous assurer que votre nom figure bien en katakana sur votre carte de résident sinon vous risquez de voir votre demande refusée !

Quoi qu’il en soit, nous avons, dès le lendemain, utilisé notre Hanko en Kanji pour signer des papiers de la banque pour ouvrir un compte, les sceaux de Don Quijote suffisent donc surement pour la plupart des documents que vous devriez avoir à tamponner dans le cadre d’un PVT. Si vous restez plus longtemps mieux vaut surement vous équiper d’un tampon plus officiel.

Le prix

C’est vraiment pas cher. Selon le matériaux que vous choisissez le prix variera mais les moins cher commencent à 500¥ (moins de 4,5€).
A noter que dans notre cas la machine n’avait plus de stock pour les matériaux les moins cher, on a donc du payer 1000¥.
Si vous voulez rajouter un étui (qui contient l’encre pour le tampon) il faudra compter au moins 300¥ en plus !

Les précieux !

Vous voilà équipé pour affronter l’administration Japonaise (et en plus ça vous fait un souvenir)!

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Étonnements volume 2 : 何???

  • L’orientation au Japon c’est tout un programme…chaque ville est séparée en districts qui sont eux mêmes séparés en quartiers puis en pâtés de maison ou les immeubles sont numérotés…en fonction de leur date de construction. Pour rajouter à cet apparent capharnaüm, pour les européens que nous sommes, les noms des rues ne sont pas affichés ! Seuls apparaissent parfois le nom des croisements…parce que oui, les croisements ont des noms ! (mais par contre on trouve pas le nom des croisements sur google maps hein)
  • On a déjà parlé du manque de place et de son optimisation au Japon. Mais ce dernier se reflète aussi dans la rue où les trottoirs sont quasiment inexistants dès que l’on s’éloigne des grands axes ! Dans la plupart des rues, une bande au sol délimite tout de même la zone réservée aux piétons mais il vous faudra slalomer pour la partager avec les vélos, les poteaux qui s’y trouvent et les voitures qui n’ont pas toujours la place de se croiser quand un piéton est en train de circuler.
Tout droit un trottoir…et à droite il une simple délimitation !
  • Notre chambre donne sur un petit parc et chaque matin de grands groupes de personnes âgées viennent y jouer au croquet ! D’autres dansent ou promènent leur chien. Au cours de nos balades on a d’ailleurs souvent vu des personnes âgées entretenir les parcs et jardins. Manque de main d’oeuvres face à une population vieillissante ? Métiers peu prisés par les jeunes ? On ne saurait identifier les causes mais une chose est sûre, ici tout le monde reste très actif, peu importe son age !
  • Si vous perdez quelque chose vous le retrouverez… Dans un jardin public, notre téléphone portable était tombé de la poche arrière du Jean, on s’en est rendu compte 10 ou 20 minutes plus tard. On a refait tout le chemin inverse jusqu’à retrouver le téléphone posé sur une table. Une personne l’avait trouvé sur le banc à côté, l’a posé bien en évidence, et nous a demandé si c’était le notre quand on l’a récupéré.
    Vous vous dite que c’est juste qu’on a eu de la chance ?
    En 2012, lors de mon premier séjour au Japon j’avais oublié mon porte feuille sur un comptoir d’une compagnie de car, le temps de m’en rendre compte et de revenir quelques 10aines de minutes plus tard, il était bien sûr toujours là avec des personnes qui le surveillait. Et à peu près la même histoire est arrivé à une de nos amies…
    Et pour finir, un autre couple d’amis en vacances à Tokyo oublient leur téléphone (cher…) sur une borne d’arcade. Une heure plus tard, le téléphone avait été déposé à l’accueil du bâtiment. (+bonus à l’histoire : en ressortant du bâtiment il pleuvait à seau, et une Japonaise qui entrait leur a donné son parapluie…)
  • Les japonais vont beaucoup dans les temples pour prier, ce qui nous étonne pour une population souvent décrite comme étant en grande majorité non-croyante ! Ici les religions se mélangent sans cesse, il est dur en arrivant de réussir à discriminer efficacement un temple shinto d’un temple bouddhiste et on trouve souvent les deux au même endroit ! De plus, la modernité est étrangement présente dans les lieux de cultes, on a vu des amulettes shinto ou des plaques pour adresser ses voeux aux dieux avec des personnages d’animation !
  • Dans les éviers japonais, en lieu et place de bonde vous trouverez un filtre en plastique, souvent surmonté d’un filtre en mailles plastiques. Il semble que les japonais aient l’habitude de peler leurs aliments au dessus de l’évier, puis de retirer le filtre plastique qui part à la poubelle avec les épluchures. Cela semble pratique également pour tous les résidus de riz et d’amidon qui pourraient obstruer le siphon. Mais en terme de déchets est on encore sur un ajout qui nous semble un brin superficiel en terme utilité.
  • On trouve couramment de l’huile de cuisine en spray (l’huile existe aussi liquide, mais on trouve surtout celle destinée à la friture en bouteille). Il n’est pas aisé de la doser sous cette forme quand on y est pas habitué !
  • Les ambulances et les camions de pompiers sont équipés de mégaphones et demandent poliment aux gens de leur laisser le passage… et bien sûr il les remercient une fois qu’ils ont pu passer! (c’est pas parce qu’on est pressé pour aller sauver la vie des gens qu’ils faut pas être poli hein)
  • Pendant un entretien d’embauche il nous a été demandé si nous fumions, avions des tatouages ou une religion… Le CV Japonais contient le plus souvent une partie pour indiquer si l’on a des personnes à charge, un conjoint, et si on doit payer une pension (d’un précédent mariage, …). Des questions assez déroutantes pour nous ! Dernier point amusant, attention à la photo sur le CV, elle ne doit pas laisser paraitre vos dents ! Critères esthétiques différents des nôtres ou complexe, on ne sait pas d’ou vient ce manque d’amour des japonais pour les dents mais il est en tout cas du meilleur gout de ne pas les laisser paraitre ici !
  • Dans tous les toilettes publiques vous trouverez un bouton d’urgence à actionner en cas de problème dans la cabine…à ne pas confondre avec le bouton pour tirer la chasse donc…!
  • Dans les toilettes publiques tout est prévu pour les parents… Il y a systématiquement une cabine équipée avec un porte bébé et de presque toujours un endroit pour changer bébé… même dans les toilettes destinées aux hommes! (quand on vous dit que le Japon c’est le futur…ou alors c’est la France qui est encore au moyen age?)
  • Pour finir avec les toilettes publiques , la plupart ne proposent pas de sèche-mains ! Les japonais ont toujours une mini serviette-éponge sur eux pour pallier ce problème, il nous a suffit de faire de même ! (*joie de la mini-serviette Pokémon!*)
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Le bilan du premier mois !

-C’est fou c’que l’temps passe vite !
-T’as vu !? c’est c’que j’me dis aussi…

Voilà ca fait un mois qu’on habite au Japon !
Si on récapitule dans les grandes lignes :
– on va rester au Japon un an,
– on habite pour le moment à Tokyo …
– …dans une share house (chambre privée mais salle de bain et cuisine en commun)
– on a uniquement fait les touristes pour le moment (on commence tout juste à chercher du travail)

Faisons un bilan ensemble !

Tourisme

C’est forcément la partie la plus fun, c’est aussi ce qui nous a le plus occupé pour le moment.
Et ça va encore très certainement nous occuper longtemps parce qu’en un mois on a pas encore visité tous les quartiers de Tokyo, on a peu fait de visites en intérieur pour profiter des beaux jours, et on est pas encore allé aux dizaines d’autres villes/montagnes accessibles facilement depuis Tokyo. (Y’a vraiment beaucoup de choses à voir quoi…)

Tokyo c’est vraiment fou à découvrir. La ville est immense, il faut facilement compter une heure minimum quelque soit l’endroit où on veut aller (vu qu’on est pas mal excentré). Mais en contrepartie, vous avez accès à un monde différent dans chaque quartier. Que vous soyez féru de technologie, de mode, de temples, de mangas, … vous trouverez toujours votre bonheur. En un mois sur place on a pas encore visité certains gros quartier, et on a fait très peu de visites payantes.
Au delà du fait qu’il y a déjà des millions de choses à voir, vous ne vous ennuierez pas non plus sur la durée. Il y a de nombreux festivals et autres activités (merci la page facebook Tokyo’s Festival, et aussi les amis japonais). Nous sommes déjà allé à un festival de feux d’artifices, une cérémonie bouddhiste, un festival de cérémonie du thé, … Sans parler des danses traditionnelles où on est pas allé parce qu’il pleuvait, et du rassemblement Zombie VS Pikachu pour halloween qu’on a raté. Sur Novembre on a déjà plusieurs activités prévues : un concert de musique traditionnelle (Koto), une démonstration de tir à l’arc à cheval, …

Et puis bien sur on a vu le meilleur, le musée Ghibli ! (avis hautement objectif)

La vie au Japon

On a sûrement encore énormément à découvrir sur ce point, surtout qu’on a pas encore travaillé, mais on a quand même 2-3 trucs à vous raconter.
Globalement, tout est très pratique. Les métros dans Tokyo sont certes tentaculaires (plusieurs sociétés se partagent la propriété des rails de la ville) mais on ne manque jamais d’indications pour s’y retrouver. Même si nous n’avons pour l’instant pas investit dans un forfait téléphonique japonais nous n’avons jamais perdu notre chemin, les spots de wifi sont légion, comme les cartes d’orientations ! En terme de confort dans la ville on profite aussi des WC publics qui sont partout, globalement toujours propres et approvisionnés en PQ, un vrai paradis quand on enchaine les journées de visites !

Au final on est dépaysé… ou pas tant que ça ! On se sent vite en sécurité dans cette mégalopole. Il y a beaucoup de monde c’est vrai, et on a toujours pas atteint les bords de la ville (si tant est qu’ils y ai des bords !) mais on laisse vite aller à flâner sans chercher à s’orienter comme on aurait pu le faire en France. Une fois le deuil de certains produits français fait (adieu crème, pommes et reblochon) on parvient assez vite à se substanter correctement (et puis le tofu et les curry c’est vraiment trop bon, on ne va pas s’en lasser !).

On ne remerciera jamais assez google trad qui nous permet de comprendre bien des kanjis, ce qui ne nous as pas toujours empêché de faire quelques achats de nourriture hasardeux (big up à cette boite de haricots sucrés que nous avons mélangé avec du maïs et du poivron dans une tentative de réalisation de plat mexicain…!).

La valeur sure c’est le katsudon ! Du porc pané, des oeufs, du riz avec une soupe miso et des pickles pour 5€ ~

Le contact avec les Japonais.

Pour ce qui est du contact avec les Japonais nous sommes pour l’instant sur une note positive! Que ce soit à la banque ou à la poste, il y a toujours eu quelqu’un pour prendre patiemment le temps de nous aider, même si on ne maitrisait pas assez le japonais pour comprendre clairement tout ce qui a été dit. Dans un restaurant de ramens nous avons eu l’occasion d’échanger quelques mots avec le vieux couple qui faisait à manger. Ils étaient vraiment adorables, ça donne envie de vraiment privilégier les petits restos intimistes aux grands enseignes, pour le même prix l’ambiance est bien plus agréable !
Le ressenti que l’on a est vraiment une sensation de prise en compte de l’autre et d’accueil de la part des Japonais. Dans un métro un homme s’est approché de nous pour s’assurer qu’on ne se trompait pas de correspondance, un autre nous a indiqué de nous asseoir plutôt que de prendre une place qui venait de se libérer, …
Nous avons failli perdre un téléphone portable mais quelqu’un l’avait retrouvé, mis en vue, et s’est assuré que c’était bien le notre une fois récupéré…
Nous ne nous sommes donc pas sentis discriminés ni même eu l’air de déranger. En même temps Tokyo accueille un grand nombre de « gaïjin » (étrangers), le contraste se fera peut être plus sentir quand nous partiront à la campagne ?!

Dépenses

Pour ce premier mois entièrement dédié aux visites nous sommes sur un budget de 1500€ pour deux personnes ! (avion non compris)
Cependant, ne vous basez pas sur si peu dans le cas où vous viendriez en vacances!

Pour vous donner une idée, notre loyer ne s’élève déjà qu’à 430€ par mois.
Pour les transports, nous sommes à environ 300€ investis dans le métro tokyoïte. Mais attention, le métro est en réalité plutôt très cher au déplacement. Ici oubliez le ticket à 1,7€, on paye à la distance parcourue et l’addition augmente si vous changez de compagnie en cours de trajet. En moyenne on est sur du 5€ par personne par jour en essayant de faire uniquement un simple A/R ! (et on marche VRAIMENT beaucoup si nécessaire)
Pour la nourriture également, on a dépensé environ 400€ sur le mois complet (à 2!) mais, on mange beaucoup des repas simples cuisinés à la maison, et on profite de pleins de découvertes culinaires à petits prix grâce aux konbinis (vive les onigiris) et à la petite restauration rapide de rue (vive les katsudon) !

Le budget visite n’est lui aussi pas très élevé, la découverte des différents quartiers de Tokyo peut largement se faire sans avoir à dépenser un sous, quelques petits musées sont gratuits, les évènements facebook vous permettrons de trouver de nombreux festivals. Beaucoup de musées payants le sont vraiment à moindre coût (〜6€ par personne), comptez cependant 3€ si vous souhaitez entrer dans un jardin, ceux-ci sont souvent payants (mais vu le nombres de personnes travaillant à leur entretien la somme semble bien dérisoire…) Notre seule visite couteuse du mois fut de monter en haut de la Mori tower, un building qui offre une vue à 360° sur Tokyo, un vrai must have en cas de beau temps : 23€ par personne (dont 5€ pour accéder au rooftop), le billet donnant également accès au musée d’art qui se trouve dans la tour.

Verdict

Pour ce premier mois de tourisme le moral est au beau fixe ! On arrive finalement facilement à se sentir chez nous, le pli de la vie japonaise ne nous semble pas trop compliqué à prendre… reste à trouver un travail ! Cela changera surement énormément notre vision actuelle de la vie tokyoïte tout en nous permettant de l’appréhender de manière plus réaliste.

Une vue de la Tokyo tower depuis un des nombreux buildings qui parsème la ville !
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Le Typhon Sumo de la mort

Vous ne l’avez peut être pas raté dans l’actualité de ce mois d’octobre 2019 mais un gros typhon est passé sur Tokyo : Hagibis.
La question cruciale est donc sur toutes les lèvres… c’est quelle heure chez vous ? ça fait quoi de vivre un typhon au Japon ?

Le joli petit petit…oui en dessous c’est bien le Japon !

Etape 1 : les courses

Vivre un typhon, c’est suivre les recommandations. Et ça, les recommandations, les japonais en ont toujours plein en réserve ! Du coup on est allés faire des provisions de bouffe, préférentiellement de la nourriture qui se mange même si on a plus d’électricité.
La menace principale pour ton confort quand un typhon survient étant les coupures d’électricité qui peuvent parfois perdurer des jours après le sinistre.
Bon, et les inondations aussi.
Et les glissements de terrain.
Et…
Donc nous voici frais et pimpants, dans notre supermarché préféré (le plus proche de chez nous quoi) et là, la déconfiture fut grande. Parce qu’évidement tout le monde avait eu la même idée. Les rayons stratégiques (eau en bouteille, nouilles, piles, lampes, …) étaient déjà bien dégarnis et il nous a fallu pas moins d’une heure d’attente pour atteindre la caisse.
Mais voilà nous étions prêts, avec de quoi manger et boire en cas de fin du monde !

Etape 2 : l’attente

Bon ben oui, c’est pas bien épique. Mais du coup le jour même tu passes ton temps à guetter par la fenêtre (scoop alert : il pleut), à actualiser la page qui relais les infos locales en français sur facebook (et ça ça fait un peu peur) et essayer de déchiffrer quelques mots des annonces des hauts parleurs de la ville.
On semble un peu éluder la pluie mais il est tombé en 24h l’équivalent d’un an de pluie sur Paris, le chiffre a au mieux l’intérêt d’être impressionnant.

Les recommandations sont simples en amont du passage du typhon : limiter au maximum les déplacements à l’extérieur, sécuriser les abords de la maison en rangeant ce qui traine et se préparer à fermer les volets une fois que le vent commence à se lever. En cas de nécessité d’évacuation il est important de sortir de son habitation avant que le vent ne soit trop fort, ou en cas d’inondation, avant que l’eau n’atteigne les genoux. En gros le mot d’ordre est anticipation !

Etape 3 : le typhon

A 21h heure de Tokyo le typhon est au dessus de nous. Cela faisait déjà plusieurs heures que les volets étaient fermés et qu’on ne voyait plus à l’extérieur. Pour ajouter un peu à la dimension dramatique de l’événement, un léger petit tremblement de terre s’est fait ressentir!
Pour le reste, la fin du monde annoncée fut finalement assez nuancée pour nous. La soirée fut surtout rythmée par les sonneries des téléphones de nos colocataires possédant un numéro japonais: chaque niveau d’alerte déclenchait une notification stridente, que le portable soit en mode silencieux ou non. Tous les étrangers de la résidence convergeaient alors vers notre formidable seul coloc japonais qui parle bien anglais, et qui traduisait patiemment les alertes.
A 22h les murs tremblaient sous les coups du vent qui se déchainait dehors, mais la résidence, bien récente, n’a pas bougé d’un pouce… jusqu’à quelques heures plus tard où nous n’avons plus eu d’électricité.
Mais évidemment, les japonais ont tout prévu, dans le couloir il y avait des lumières de secours (sur batterie?) qui ont tenu encore quelques heures.
Voilà qui sonna le glas de cette journée finalement assez pauvre en événements !

Etape 4 : l’après typhon

Et bien on ne voudrais pas vous décevoir mais à notre réveil le lendemain il persistait à peine une flaque et trois feuilles mortes éparpillées dans le parc sur lequel donne notre fenêtre.
L’électricité était revenue pendant la nuit.
Sur Tokyo les effets secondaires au passage du typhon furent peu marqués, quelques très légères modifications dans les transports en communs tout au plus.
Il n’en fut malheureusement pas de mêmes pour tout le monde au japon, certaines régions étant encore inondées au moment où nous écrivons (10 jours plus tard)….

Tokyo 1 – 0 Hagibis