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Démarches : trouver un petit boulot à Tokyo

Je parle pas Japonais, ça va être dur non?

NON! ça va pas être dur!
Alors bon, déjà, Bonjour,
ensuite, c’est vrai que si vous avez des bonnes bases en Japonais (N4 voire N3 au JLPT) vous trouverez beaucoup plus facilement.
Mais même sans parler un seul mot de Japonais, vous pourrez trouver facilement du travail.
Par exemple, nous travaillons tous les 2 dans des restaurants Japonais :
>Luc a fait des cours de Japonais pendant des années (mais a quand même un niveau pas terrible…) et n’a quasiment pas besoin d’utiliser le japonais au travail. (le dit travail consistant à préparer de la nourriture et faire de la vaisselle principalement)
>Aliénor n’avait qu’un niveau très basique en Japonais (4h par jour de cours pendant 1 mois) et travaille dans un restaurant ou elle fait a peu près tout (cuisine, service, vaisselle, ….). L’avantage étant que le resto se trouve dans un quartier avec beaucoup d’étrangers et de Français (Kagurazaka, mais on en reparlera plus tard), le petit côté Frenchie a donc aidé !
>Et c’est comme ça pour beaucoup de personnes que l’on connait. Un vietnamien travaille depuis 2 ans dans l’un de nos restaurants sans parler ni Japonais ni Anglais. Parmi nos connaissances, plusieurs personnes travaillent dans des restaurants, des hôtels, un centre de tri de colis, une entreprise d’informatique, une boite de design graphique,… tout ça sans sans parler Japonais.

Donc, en gros, si vous cherchez dans une filière en particulier, peut être que ça va être un peu compliqué sans Japonais, mais si vous cherchez juste un petit boulot, vous aurez l’embarras du choix.

Trouver un Arubaito (Petit boulot)

Les sites de recherche d’emplois

Il existe de très nombreux sites de recherche d’emplois (souvent à destination des étrangers) au Japon!
Voici une petite liste non exhaustive :
Craiglist : Site mondial de petites annonces. Vous y trouverez un peu de tout un peu partout, n’hésitez pas à faire des recherches par mots clés.
Gaijin Bank
GaijinPot
Job Media Tokyo
YOLO Japan
-il existe aussi de très nombreuses pages Facebook relayant des offres d’emploi au Japon : JapanWork, Baitobot, Jobs in Japan, …

Remarque : Attention à Craiglist, même si vous pourrez y trouver de nombreuses offres sérieuses (nous avons tous les 2 trouvé notre travail via des annonces sur Craiglists), il y a de très nombreuses annonces très très louches. (Genre salaire très élevé contre massage, shooting photo, léchage de jambe, …) Il faudra donc veiller à faire un tri rigoureux sur ce qui peut être posté là bas.

Comment ça marche ?

>Certains de ces sites relaient uniquement les annonces pour vous mettre en contact avec les entreprises (par exemple YOLO Japan).
Vous devrez créer un profil complet en ligne, en mettant le plus d’information possible, et éventuellement même une vidéo de présentation.
Une fois votre profil complet vous pourrez postuler en cliquant simplement sur un bouton sur les annonces sur le site.
Si l’entreprise vous accepte ou vous refuse, vous recevrez un message sur le site et par mail.
Dans le cas où l’entreprise accepte de vous faire passer un entretien, vous aurez plusieurs créneaux de proposé. Il faudra ensuite vous rendre sur place pour passer l’entretien.

>D’autres sites fonctionnent différemment, en vous proposant un accompagnement dans votre recherche d’emploi pour vous proposer ensuite aux entreprises en recherche de personnel.
C’est le cas par exemple de Job Media Tokyo par lequel Luc a trouvé son travail.
Nous les avons contacté directement par email (après avoir vu une de leur annonce sur Craiglist), mais vous pouvez aussi leur envoyer votre candidature via leur site directement. Nous avons alors eu un premier rendez-vous pour se rencontrer, en savoir plus sur ce que nous recherchions en terme d’emploi et évaluer notre niveau de Japonais.
Ils ont 2 modes de fonctionnement :
-Soit ce sont eux qui vous embauchent, et paient votre salaire en vous mettant à disposition d’une entreprise pour laquelle vous travaillez (un peu à la manière de l’interim en France).
-Soit ils vous mettent uniquement en contact avec une entreprise (et vous accompagne pour l’entretien, le contrat, ….) et c’est elle qui vous embauche et paie votre salaire, sans intermédiaire.

Passer un entretien en Japonais

Etrangement il n’y a pas grand chose à expliquer dans cette partie….
Ayez au moins un CV en Anglais. Si vous avez un CV en Japonais, c’est sûrement un plus, mais ils ne nous l’ont jamais demandé en entretien… (Voir l’article dédié pour des infos sur le CV en Japonais !)

Pour l’entretien en lui même, nous en avons passé 4 à nous 2
(2 chacun, ayant tous les 2 refusé un premier travail avant d’en accepter un) :
>Luc : j’ai passé un entretien non accompagné par une entreprise de recrutement (trouvé via le site YOLO JAPAN) pour un restaurant Japonais. Le patron du restaurant n’a demandé quasiment aucune information et ne m’a même pas fait se présenter en Japonais. L’entretien se résumait globalement à une description très sommaire du travail et surtout remplir une fiche d’informations personnelles. Le patron du restaurant a tout de suite demandé quand est-ce que j’étais disponible pour commencer à travailler…

>Luc : Mon 2ème entretien était accompagné par une personne de Job Media Tokyo pour travailler dans un restaurant. La personne de Job Media Tokyo m’a plutôt bien accompagné, m’a fait répéter plusieurs fois ma présentation en Japonais et m’a donné des conseils pour l’améliorer. Pendant l’entretien il a beaucoup communiqué avec le patron du restaurant et faisait la traduction si besoin. Puisque le salaire était plus élevé, j’ai pris ce travail plutôt que le précédent!

>Aliénor : Un entretien était pour travailler dans un hôtel (ménage et préparation des chambres). J’ai eu l’entretien grâce à une personne de Job Media Tokyo également. Même si cette dernière n’était pas présente à l’entretien c’est elle qui a fait le relais par téléphone entre mon interlocuteur et moi, lui ne parlant que japonais et moi étant plus à l’aise en anglais. Là encore, l’entrevue s’est résumée à me présenter les tâches à accomplir en me demandant au moins 20 fois si je me sentais capable d’effectuer le travail. J’ai ensuite remplit quelques papiers en prévision de mon premier jour de travail…qui n’a jamais eu lieu car j’ai finalement trouvé un poste dans un restaurant mieux payé et moins loin de chez moi.

>Aliénor : L’entretien pour le restaurant. Là encore peu de place pour mettre en avant ses capacités et compétences. J’étais venue une première fois au restaurant pour voir l’ambiance et dire si ça me convenait. Le second entretien était plus une formalité d’usage pour me définir le poste, les heures de travail et la rémunération (et s’enquérir une dernière fois de mon acceptation des conditions de l’emploi). Le lendemain je commençais à travailler, on ne perd pas de temps au Japon !


>En résumé : vous vous pointez, éventuellement vous vous présentez en Japonais en 2 phrase, et ensuite vous remplissez un formulaire avec votre nom et adresse… et c’est bon pour l’employeur… Vous n’aurez plus qu’à vous mettre d’accord sur la date de début.

Quels papiers pour faire un contrat?

Vous aurez besoin de plusieurs documents pour établir un contrat, et surtout pour pouvoir recevoir votre salaire!

Il vous faudra présenter une photocopie (que vous pouvez bien sûr réaliser dans n’importe quel Konbini) de :
-Votre carte de résident
-Votre passeport : page avec vos informations + page de votre visa + note accompagnatrice du visa (si vous en avez une)
-Votre livret bancaire (voir article : Démarches : compte en banque pour savoir comment l’ouvrir!)
-Eventuellement, votre carte bancaire (juste la face avant)

Pour signer le contrat, l’entreprise vous demandera peut être de le faire avec votre Sceau personnel. Une des entreprise avec lesquelles ont a eu un entretien voulait à tout prix un Hanko, d’autres ont été OK pour signer le contrat à la main uniquement.

Dans quels domaines / zones géographiques chercher si on parle pas Japonais?

Si vous ne parlez pas un seul mot de Japonais (ou vraiment juste les bases) vous pouvez quand même trouver du travail (je pense que vous avez compris maintenant). Mais il y a quelques domaines ou zones géographiques que vous pouvez privilégier pour augmenter vos chances!

>Vous pouvez chercher dans les lieux touristiques, par exemple vers Akihabara qui est tout le temps rempli de touristes, tous les magasins cherchent des employés parlant plusieurs langues. Par exemple, apparemment BIC CAMERA ou ANIMATE recherchent des gens en permanence.
Si vous baragouinez 2 mots de Japonais et que vous parlez bien anglais vous avez toutes vos chances. Si vous parlez déjà couramment plusieurs langues c’est le jackpot!
>Cherchez dans certains quartiers où il y a plus d’étrangers qui vivent.
Par exemple Kagurazaka (toute la rue entre les métros Kagurazaka et Iidabashi) est littéralement remplie de restaurants étrangers, beaucoup sont Français!
Ou bien vers Yotsuya où se trouve l’ambassade de France et une université avec beaucoup d’étudiants étrangers.
>Cherchez dans les groupes de Français au Japon sur Facebook, il y a souvent des personnes qui proposent des postes pour les remplacer après leur départ du Japon
>Pensez à rechercher avec des mots clés en français (notamment sur Craiglist) pour faire sortir les offres qui ciblent les français.
>Vous trouverez forcément dans le milieu de la restauration ou bien du ménage (dans les hôtels, grands magasins, …), les offres sont légion !
>Si votre niveau d’anglais est élevé vous pouvez chercher des écoles de langues ou bien des cafés de conversation. Certaines écoles internationales cherchent aussi des personnes pour enseigner l’anglais en classe aux enfants.
>Il y a aussi pas mal d’offres dans des industries (alimentaires, transport, …), mais parfois c’est un peu excentré de Tokyo.
>Cela peut être avantageux d’être prêt à travailler de nuit (et le travail de nuit est payé 25% supplémentaire)

Un autre genre de travail ?

Nous vous conseillons également de penser aux offres qui sortent un peu des chemins classiques :

WorkAway et WWOOFING : Les offres sont très variées (ferme, enseigner l’anglais à des enfants, échange culturel, aider dans un projet solidaire/artistique, travail dans un lieu touristique, …). Le principe est (la plupart du temps) de travailler pendant quelques heures par jour contre un hébergement et de la nourriture. Parfois il y a des offres qui proposent un travail avec rémunération, voire un travail à temps plein. C’est surement une bonne idée pour découvrir des endroits plus reculés ou bien des modes de vies un peu différents!
Alpha Resort : travail dans des lieux touristiques contre salaire et hébergement

Nous ferons un article complémentaire pour cette partie puisque nous prévoyons de faire plusieurs mois de WorkAway !

En espérant qu’avec tout ça vous trouverez votre bonheur! Pensez à lire les articles sur l’ouverture d’un compte en banque, l’achat d’un sceau personnel ou bien la rédaction d’un CV!

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Démarches : le forfait mobile

Vous pensiez y échapper? Bah en fait oui, peut être que vous pouvez…

Avant tout, nous vous conseillons de réfléchir aux endroits où vous voulez vous rendre et l’utilisation que vous voulez faire de vos données mobiles.
Par exemple, si vous n’êtes que quelques semaines au Japon, ce n’est probablement pas vital d’avoir un forfait Japonais.
Si vous vivez au Japon, mais uniquement à Tokyo, il y a des Wi-Fi gratuits partout (toutes les stations de métro, de nombreuses rames de métro, beaucoup de cafés, de restaurants, de centres commerciaux….). Certains de nos amis habitent à Tokyo depuis plusieurs mois sans aucun forfait et s’en sortent très bien.

Pourquoi nous avons pris un forfait

Pour notre part, nous avons choisi de prendre un forfait Japonais car :
>même si nous habitons pour le moment à Tokyo, nous avons prévu d’aller dans d’autres lieux moins peuplés, et nous préférons avoir accès à internet pour pouvoir se diriger, chercher des informations ou téléphoner si besoin.
>nous avions peur que ne pas pouvoir indiquer un numéro de téléphone Japonais affecte notre recherche d’emploi. Certaines personnes nous ont indiqué que pour leur travail leur patron les contactaient très souvent par téléphone.
Avec le recul, ce n’est probablement pas un gros risque à prendre de ne pas avoir de numéro de téléphone Japonais pour la recherche d’emploi. Pour nos travails, nous avons principalement communiqué par Line (Line c’est une application de messagerie instantanée, comme WhatsApp, sauf qu’il y a encore plus d’émoticones kawaii et que tout le monde utilise Line au Japon)

Où aller pour obtenir un forfait ?

Si vous parlez japonais ou que vous avez un ami Japonais qui peut vous aider, vous pouvez probablement faire les démarches en ligne avec de nombreux fournisseurs.
De notre côté, nous avons choisi la facilité en nous rendant au magasin Bic Camera de Akihabara. Au 4ème ou 5ème étage du magasin se trouvent les forfaits téléphoniques et un vendeur vous sautera probablement dessus si vous regardez les cartes SIM, ne serait-ce que quelques secondes (en admettant que vous êtes pas trop loin du rayon hein, si vous vous mettez à l’autre bout du magasin et que vous regardez avec des jumelles, vous aurez juste l’air bizarre et personne viendra vous parler, sauf peut être la sécurité)

L’intérêt d’aller à Akihabara c’est que c’est hyper touristique donc vous trouverez des vendeurs parlant à peu près toutes les langues du monde, ou juste Anglais dans le pire des cas.

Comment ça marche les forfaits au Japon ?

Là vous vous dites que le Japon c’est le pays du futur, de la technologie et qu’ils ont forcément des forfaits de fous avec tout illimité et pas cher?
Et bien, cette fois, ils sont carrément dans le passé… Mais genre bien… à peut près au même niveau que les forfaits qu’on avait en France il y a 10-15 ans quand il fallait tout payer en plus du forfait….

Pour la quasi totalité des forfaits, vous allez devoir payer :
-des frais de dossier à l’ouverture de la ligne
-un forfait mensuel
-un coût pour chaque SMS émis !
-un coût à la minute pour chaque appel émis !

Tout ça en ayant un nombre de Giga limité pour les données mobiles….

(A noter que vous allez probablement pouvoir réduire le coût de vos appels si vous les passez via une application que l’opérateur vous indiquera et non par un appel classique).

Il semble que de nombreux Japonais communiquent via des applications utilisants les données mobiles (genre toujours Line…) plutôt que de payer en plus par appel et SMS.

Ah oui et, quand on vous disait que c’était le moyen âge, vous serez probablement obligé de vous engager sur plusieurs mois, souvent sur 12 mois…

En revanche, vous pouvez séparer votre abonnement entre plusieurs cartes SIM. C’est à dire que vous pouvez payer une option en plus chaque mois pour avoir une carte SIM supplémentaire et pouvoir utiliser le même forfait sur 2 téléphones. C’est pratique pour réduire les coûts si vous êtes plusieurs.

Quel forfait ?

En cherchant sur des groupes de Français habitant au Japon, de nombreuses personnes conseillaient de prendre un forfait chez Bic Camera. Donc on a pas vraiment comparé très longtemps et on a pris notre forfait là bas.
Arrivé dans le Bic Camera de Akihabara, un vendeur (lui aussi en PVT à Tokyo depuis quelques mois….) m’a proposé plusieurs forfaits.
En gros, les 2 intéressants sont BIC SIM ou BIC Mobile One.
>BIC SIM est le moins cher des 2 par mois si vous ne prenez que 3 giga de data par mois, mais vous allez devoir vous engager sur un an (si vous résiliez avant vous aurez quand même à payer une bonne partie des frais).
>BIC Mobile One est le moins cher par mois des 2 si vous prenez au moins 6 giga de data, et vous ne engagez que pour 6 mois.

On a pris BIC Mobile One

On s’est décidé sur BIC Mobile One pour plusieurs raisons :
-Les frais de dossiers étaient gratuits en souscrivant à une option (qu’on a pu résilier au bout d’un mois).
-Les abonnements sont facturés sur des mois entiers (du 1 au dernier jour du mois) et puisque nous avons pris l’abonnement au milieu de mois, la fin du premier mois en cours a été gratuite. (Nous avons eu environ 15 jours gratuits)
-Nous allons garder notre abonnement moins d’un an, donc c’était plus intéressant de ne s’engager que sur 6 mois.
-Si vous utilisez toute votre data, vous aurez toujours accès aux données mobile avec un débit très réduit (sans frais) et si il vous reste de la data, elle est reportée sur le mois suivant.
-Et surtout, le gros avantage de Bic Mobile One est que le service client parle Anglais! Nous l’avons fait une fois (pour résilier l’option qui nous a évité les frais de dossier) : aucune attente et la question était réglée en 3 min !

Comment qu’on paie ?

Pas besoin de compte bancaire !
Il vous faut juste une carte de crédit. Le paiement sera prélevé sur la carte chaque mois.
Le vendeur du magasin va juste vérifier qu’il n’est pas précisé « débit uniquement » sur votre carte, il fera aussi éventuellement un test avec avant de valider l’achat.

Pour info, nous avons des cartes Master Card prises via Revolut (carte bancaire dont on peut charger un montant en une devise dessus, et utilise ce montant en une autre devise. Il existe d’autres entreprises fournissant le même service, par exemple N26, ou bien une autre entreprise française dont on a oublié le nom…)

Combien qu’on paie ?

Nous avons donc un forfait BIC Mobile One 3gigas avec une 2ème carte SIM qui partage la data.

Nous avons payé :
frais de dossier : 0¥ (car nous avons souscrit à une option à 275¥, payée un seul mois)
forfait mensuel: 1980 + 3 = 1983 ¥ (3¥ sont facturés à tous les forfaits pour assurer les services téléphoniques d’urgence). Le premier mois était gratuit car déjà entamé.
carte SIM : 433¥ par carte (payé une seule fois)
option partage 2ème SIM : 440¥ par mois

Au total :
-le premier mois (entamé) : (et genre vraiment, vous sortez du magasin avec vos cartes SIM et un ticket de caisse qui indique 0¥ et pourtant vous avez déjà votre abonnement qui fonctionne dans votre tel)
-le 2ème mois : 275 + 1983 + 433×2 + 440 = 3564¥ (30€ au cours actuel du Yen) (+ le coûts des SMS et appels émis)
chaque mois suivant : 1983 + 440 = 2423¥ (20,20€ au cours actuel du Yen) (+ le coûts des SMS et appels émis).
Sans la 2ème carte SIM le prix tomberait à 1983¥ par mois (16,5€ au cours actuel du Yen)


En espérant que cet article vous aide à faire votre choix!

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Démarches administratives : l’arrivée et la mairie

Dans cet article nous allons détailler un peu plus précisément les démarches qui sont à effectuer pour les personnes souhaitant rester à « long » terme au Japon. Par « long » on entend ici tout ce qui concerne les gens qui ne viennent pas ici dans un cadre uniquement touristique, sur plus de 90 jours !

A l’aéroport

Tout commence quand vous atterrissez, plus ou moins impatients et fatigués, à l’aéroport japonais de votre choix ! Pour passer l’immigration il vous faudra, votre visa et votre passeport en poche, vous diriger vers les guichets « long term ». Rien de bien compliqué à faire ceci dit, les agents prendront votre passeport pour accoler une vignette à votre Visa signalant la date d’entrée sur le territoire et la date jusqu’à laquelle il est possible de rester. Ils y agraferont également un papier détaillant les conditions de travail relatives à votre visa avant de prendre vos empreintes digitales. Le temps d’éditer votre carte de résident et hop, moins de 15 minutes après vous êtes avec vos valises !

A la mairie

Voilà, vous avez votre carte de résident, il est primordial de toujours la conserver sur vous ! C’est votre document d’identité principal maintenant. Elle vous sera demandée quand vous trouverez du travail ou pour ouvrir votre compte bancaire.

L’adresse de résidence

Maintenant vous avez 15 jours pour faire enregistrer votre adresse de résidence au dos de la carte. Pour ce faire il suffit de se rendre à la mairie la plus proche de votre domicile. Enfin, je dis la plus proche mais mieux vaut également privilégier la plus grosse afin de maximiser vos chances d’avoir un interlocuteur qui sait parler anglais (si vous ne maitriser pas couramment le japonais, sachez que cela sera en toute circonstance votre plus grande préoccupation !).
Attention toutefois, il faut bien vous rendre dans une mairie de l’arrondissement dans lequel vous résidez.
Il y a 23 arrondissement à Tokyo, sur les panneaux traduit en anglais cela est appelé « City ». Si vous connaissez votre adresse, c’est le truc qui s’appelle « quelquechose-KU ».
Voici plus d’infos et la liste des arrondissements ici !
La démarche en elle même reste cependant assez simple :
-on vous assigne un ticket qui sera appelé par un guichet après vous avoir faire remplir un formulaire de demande (pas de panique, il y a des cartons d’explications en anglais et un employé s’emploiera sûrement à vous aider!),
-on vous demandera de bien confirmer la localisation de l’adresse sur un plan puis vous remettez votre carte de résident et vous attendez.
-Vous récupérer ensuite votre carte de résident avec votre adresse imprimée au dos!
(Environ 30 minute d’attente dans notre cas)
Au passage, notez que le Japon est dans la confiance totale envers les personne et ne demande aucun justificatif de domicile…

En cas de déménagement!
Si vous souhaitez être dans une totale légalité, à chaque déménagement, vous devrez faire inscrire votre nouvelle adresse au dos de votre carte de résident ! Pour cela il faut aller à la mairie de l’arrondissement que vous quittez, puis ensuite vous réinscrire dans le nouvel arrondissement!

L’envers de la carte de résident avec l’adresse enregistrée

Sécurité Sociale

C’est également à ce moment que vous pouvez souscrire à l’assurance médicale japonaise. Celle-ci s’élève à une dizaine d’euros par mois si vous ne déclarez pas de revenus sur l’année passée (et puisque l’on est toujours au japon, aucun justificatif à fournir).
La sécurité sociale japonaise de base couvre 70% des frais de santé sur le territoire, sans avance de frais.
A noter, qu’elle est normalement obligatoire pour toute personne qui ne bénéficie pas d’une couverture sociale publique de son pays d’origine, mais beaucoup de personnes indiquent qu’on ne leur a pas proposé, ou qu’on leur a laissé le choix.
Dans notre cas, la personne nous a juste demandé si on avait déjà une assurance, et ayant une assurance privée, elle ne nous a pas imposé la sécurité sociale.
A vous de voir si vous souhaitez prendre le risque de ne pas la souscrire, d’autres personnes ayant indiquées qu’elles ont eu des problèmes au moment de recevoir des soins médicaux et se sont retrouvées à la payer de manière rétroactive depuis leur date d’arrivée.

Retraite

D’après les documents fournis à la mairie et internet, toute personne de plus de 20 ans habitant au Japon devrait cotiser au service de retraite Japonais :
Japan Pension Service

Il existe apparemment des accords entre la France et le Japon, donc vous devriez normalement bien toucher une retraite Japonaise si vous y avez cotisé à un moment.

En théorie :
-si vous travaillez, cela est prélevé directement sur votre salaire
-si vous ne travaillez pas, vous devriez payer le montant de base.

Cependant, le personnel de la mairie ne nous a pas parlé de cela. En cherchant sur internet, certaines personnes indiquent que le gouvernement galère déjà à faire cotiser les Japonais et ne veut pas s’embêter avec les étrangers…

My Number, numéro d’identité national

Il ne vous reste plus qu’à recevoir votre My Number, un numéro d’identité national.
Celui-ci devrait vous être demandé demandé dans certaines situations (par exemple, si vous souhaitez faire des virements internationaux).
Vous devriez le recevoir par la poste en version papier automatiquement environ 2 semaines après votre enregistrement à la mairie.
Si ce n’est pas le cas, nous vous conseillons de retourner à la mairie pour qu’ils vous le donnent sur place.
Dans l’enveloppe se trouvait également des explications pour faire une demande de la version carte à Puce du My Number. A vous de voir si vous en avez besoin, mais cette dernière n’est pas nécessaire si vous avez prévu de rester sur le territoire japonais seulement pour la durée de votre PVT !


Et c’est tout même si c’est déjà pas mal!

Bien sur, même le My Number a le droit à sa mascotte mignonne !
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Démarches : son propre Sceau (Hanko, Inkan)

Hanko, Kézako?

Au Japon, comme dans d’autres pays d’orient, on ne « signe » pas un document mais on y appose son sceau personnel.
Les Japonais appellent leur Sceau personnel Hanko (判子) ou bien Inkan (印鑑).

Pour les étrangers, qui n’ont pas de sceau personnel, il est demandé, dans la majeure partie des cas, de signer à la main à la place (pour récupérer un colis ou pour ouvrir une ligne téléphonique par exemple cela ne nous a pas posé de problème).
Mais lorsque nous avons trouvé du travail, il nous a été demandé de venir avec un sceau personnel pour signer le contrat…
(Ce n’est apparemment pas systématique, d’autres étrangers vivants dans la résidence nous ayant indiqué qu’ils n’ont pas eu à faire de sceau pour leur contrat !)

Si besoin de faire un Sceau, où qu’on va ?

Plusieurs possibilités s’offrent à vous! Il existe divers magasins spécialisés dans les sceaux : par exemple Hankoyasan21 (はんこ屋さん21) ou Hankoya. Les prix débutent vers 2,000¥ mais les tampons pourront servir pour les documents officiels et vous pourrez les faire enregistrer en mairie sur votre carte de résident, moyennant 50¥.

Plus d’infos ici (en anglais)

De notre côté nous avons choisi de nous diriger vers un Don Quijote(ドン・キホーテ), magasin pas du tout spécialisé. C’est plutôt un espèce d’infâme bordel sans nom qui vend un peu tout et n’importe quoi et cible beaucoup les touristes.
Si vous choisissez aussi un Don Quijote, votre première mission consiste à trouver la machine. Les magasins sont souvent sur plusieurs étages, et avec une organisation relative. Dans notre cas, la machine se trouvait à l’étage 5 (4ème étage) alors que le plan du Don Quijote n’indiquait plus rien au dessus de l’étage 4. En réalité, à l’étage 5, entre les toilettes et des minis magasins de beauté, on trouvait un endroit avec du bordel (encore plus bordélique que le reste du magasin hein) en solde, et au milieu, la fameuse machine à Hanko.

La fameuse enseigne de foire-fouille japonaise

La machine de la mort

Rien de bien compliqué en réalité. La machine fonctionne en Anglais et en Japonais. Dans notre cas, nous avons entré notre nom (en lettres) puis la machine nous a proposé de choisir entre plusieurs Kanjis Japonais correspondant à notre nom pour notre Hanko.
Il vous faudra patienter une grosse dizaine de minutes pour que votre tampon soit gravé puis, tel un gashapon bien rodé, la machine vous livrera votre nouveau précieux.

A noter, d’autres étrangers nous ont indiqué qu’on leur avait conseillé de faire un Hanko non pas avec des Kanjis mais avec des Katakana (le syllabaire japonais pour retranscrire les mots étrangers). Si jamais vous souhaitez entrer des Katakana il faut apparemment utiliser la machine en Japonais exclusivement, sinon vous ne pouvez entrer que des lettres. Notez bien que si vous voulez faire enregistrer votre Hanko en katakana à la mairie il faudra avant vous assurer que votre nom figure bien en katakana sur votre carte de résident sinon vous risquez de voir votre demande refusée !

Quoi qu’il en soit, nous avons, dès le lendemain, utilisé notre Hanko en Kanji pour signer des papiers de la banque pour ouvrir un compte, les sceaux de Don Quijote suffisent donc surement pour la plupart des documents que vous devriez avoir à tamponner dans le cadre d’un PVT. Si vous restez plus longtemps mieux vaut surement vous équiper d’un tampon plus officiel.

Le prix

C’est vraiment pas cher. Selon le matériaux que vous choisissez le prix variera mais les moins cher commencent à 500¥ (moins de 4,5€).
A noter que dans notre cas la machine n’avait plus de stock pour les matériaux les moins cher, on a donc du payer 1000¥.
Si vous voulez rajouter un étui (qui contient l’encre pour le tampon) il faudra compter au moins 300¥ en plus !

Les précieux !

Vous voilà équipé pour affronter l’administration Japonaise (et en plus ça vous fait un souvenir)!

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Les prémices du voyage

Comme 1360 français en 2018, nous avons décidé de partir au Japon avec un Visa vacance travail (PVT).
Départ prévu de Lyon le 30 septembre pour un an de Japon si tout se passe bien !

Tout à commencé ici
fin février 2018

Après plusieurs week ends à peaufiner nos dossiers nous sommes allés soumettre nos demandes de PVT à l’ambassade.
On peut demander ce Visa jusqu’à 30 ans inclus!

Les infos complètes sont sur le site de l’ambassade du Japon

Les documents à fournir eux nécessitent un peu plus de travail :

  • Un CV et une lettre de motivation accompagnés d’une photo d’identité et du passeport
  • Un formulaire de demande
  • Un certificat de bonne santé et un justificatif financier d’un solde de 4500€ minimum
  • Un projet de séjour : c’est la master pièce du dossier. Il faut prévoir et budgétiser l’année que l’ont souhaite passer sur le territoire japonais. L’exercice permet à l’ambassade de juger de la cohérence de notre projet et de son adéquation avec les exigences des accords entre les deux pays : privilégier le tourisme, prévoir un solde positif sur le budget de l’année, … Rien ne nous oblige par la suite à respecter le programme que l’on remet à l’ambassade mais vu le temps passé à rédiger le document on est quand même tentés de mettre à profit l’organisation qu’on a déjà établie !

La demande de PVT est gratuite et finalement assez rapide, une semaine plus tard nous pouvions retirer nos passeport avec notre Visa :

L’excitation du départ commençait à arriver !

L’idée de départ serait de passer 4 mois à Tokyo pour commencer puis 4 mois à Kyoto (ou Osaka qui est proche est surement moins couteuse au quotidien) puis 2 mois à Fukuoka et 2 mois à Hokkaido. Ces deux dernières périodes seront surement soumises à changement car nous pensons miser sur du wwoofing pour nous enfoncer un peu plus dans les campagnes japonaises et nous verrons bien alors les projets qui nous emballent et nous acceptent !

Une fois l’appartement rendu et les meubles soigneusement stockés plus qu’à boucler les valises et c’est partit !