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Démarches : le forfait mobile

Vous pensiez y échapper? Bah en fait oui, peut être que vous pouvez…

Avant tout, nous vous conseillons de réfléchir aux endroits où vous voulez vous rendre et l’utilisation que vous voulez faire de vos données mobiles.
Par exemple, si vous n’êtes que quelques semaines au Japon, ce n’est probablement pas vital d’avoir un forfait Japonais.
Si vous vivez au Japon, mais uniquement à Tokyo, il y a des Wi-Fi gratuits partout (toutes les stations de métro, de nombreuses rames de métro, beaucoup de cafés, de restaurants, de centres commerciaux….). Certains de nos amis habitent à Tokyo depuis plusieurs mois sans aucun forfait et s’en sortent très bien.

Pourquoi nous avons pris un forfait

Pour notre part, nous avons choisi de prendre un forfait Japonais car :
>même si nous habitons pour le moment à Tokyo, nous avons prévu d’aller dans d’autres lieux moins peuplés, et nous préférons avoir accès à internet pour pouvoir se diriger, chercher des informations ou téléphoner si besoin.
>nous avions peur que ne pas pouvoir indiquer un numéro de téléphone Japonais affecte notre recherche d’emploi. Certaines personnes nous ont indiqué que pour leur travail leur patron les contactaient très souvent par téléphone.
Avec le recul, ce n’est probablement pas un gros risque à prendre de ne pas avoir de numéro de téléphone Japonais pour la recherche d’emploi. Pour nos travails, nous avons principalement communiqué par Line (Line c’est une application de messagerie instantanée, comme WhatsApp, sauf qu’il y a encore plus d’émoticones kawaii et que tout le monde utilise Line au Japon)

Où aller pour obtenir un forfait ?

Si vous parlez japonais ou que vous avez un ami Japonais qui peut vous aider, vous pouvez probablement faire les démarches en ligne avec de nombreux fournisseurs.
De notre côté, nous avons choisi la facilité en nous rendant au magasin Bic Camera de Akihabara. Au 4ème ou 5ème étage du magasin se trouvent les forfaits téléphoniques et un vendeur vous sautera probablement dessus si vous regardez les cartes SIM, ne serait-ce que quelques secondes (en admettant que vous êtes pas trop loin du rayon hein, si vous vous mettez à l’autre bout du magasin et que vous regardez avec des jumelles, vous aurez juste l’air bizarre et personne viendra vous parler, sauf peut être la sécurité)

L’intérêt d’aller à Akihabara c’est que c’est hyper touristique donc vous trouverez des vendeurs parlant à peu près toutes les langues du monde, ou juste Anglais dans le pire des cas.

Comment ça marche les forfaits au Japon ?

Là vous vous dites que le Japon c’est le pays du futur, de la technologie et qu’ils ont forcément des forfaits de fous avec tout illimité et pas cher?
Et bien, cette fois, ils sont carrément dans le passé… Mais genre bien… à peut près au même niveau que les forfaits qu’on avait en France il y a 10-15 ans quand il fallait tout payer en plus du forfait….

Pour la quasi totalité des forfaits, vous allez devoir payer :
-des frais de dossier à l’ouverture de la ligne
-un forfait mensuel
-un coût pour chaque SMS émis !
-un coût à la minute pour chaque appel émis !

Tout ça en ayant un nombre de Giga limité pour les données mobiles….

(A noter que vous allez probablement pouvoir réduire le coût de vos appels si vous les passez via une application que l’opérateur vous indiquera et non par un appel classique).

Il semble que de nombreux Japonais communiquent via des applications utilisants les données mobiles (genre toujours Line…) plutôt que de payer en plus par appel et SMS.

Ah oui et, quand on vous disait que c’était le moyen âge, vous serez probablement obligé de vous engager sur plusieurs mois, souvent sur 12 mois…

En revanche, vous pouvez séparer votre abonnement entre plusieurs cartes SIM. C’est à dire que vous pouvez payer une option en plus chaque mois pour avoir une carte SIM supplémentaire et pouvoir utiliser le même forfait sur 2 téléphones. C’est pratique pour réduire les coûts si vous êtes plusieurs.

Quel forfait ?

En cherchant sur des groupes de Français habitant au Japon, de nombreuses personnes conseillaient de prendre un forfait chez Bic Camera. Donc on a pas vraiment comparé très longtemps et on a pris notre forfait là bas.
Arrivé dans le Bic Camera de Akihabara, un vendeur (lui aussi en PVT à Tokyo depuis quelques mois….) m’a proposé plusieurs forfaits.
En gros, les 2 intéressants sont BIC SIM ou BIC Mobile One.
>BIC SIM est le moins cher des 2 par mois si vous ne prenez que 3 giga de data par mois, mais vous allez devoir vous engager sur un an (si vous résiliez avant vous aurez quand même à payer une bonne partie des frais).
>BIC Mobile One est le moins cher par mois des 2 si vous prenez au moins 6 giga de data, et vous ne engagez que pour 6 mois.

On a pris BIC Mobile One

On s’est décidé sur BIC Mobile One pour plusieurs raisons :
-Les frais de dossiers étaient gratuits en souscrivant à une option (qu’on a pu résilier au bout d’un mois).
-Les abonnements sont facturés sur des mois entiers (du 1 au dernier jour du mois) et puisque nous avons pris l’abonnement au milieu de mois, la fin du premier mois en cours a été gratuite. (Nous avons eu environ 15 jours gratuits)
-Nous allons garder notre abonnement moins d’un an, donc c’était plus intéressant de ne s’engager que sur 6 mois.
-Si vous utilisez toute votre data, vous aurez toujours accès aux données mobile avec un débit très réduit (sans frais) et si il vous reste de la data, elle est reportée sur le mois suivant.
-Et surtout, le gros avantage de Bic Mobile One est que le service client parle Anglais! Nous l’avons fait une fois (pour résilier l’option qui nous a évité les frais de dossier) : aucune attente et la question était réglée en 3 min !

Comment qu’on paie ?

Pas besoin de compte bancaire !
Il vous faut juste une carte de crédit. Le paiement sera prélevé sur la carte chaque mois.
Le vendeur du magasin va juste vérifier qu’il n’est pas précisé « débit uniquement » sur votre carte, il fera aussi éventuellement un test avec avant de valider l’achat.

Pour info, nous avons des cartes Master Card prises via Revolut (carte bancaire dont on peut charger un montant en une devise dessus, et utilise ce montant en une autre devise. Il existe d’autres entreprises fournissant le même service, par exemple N26, ou bien une autre entreprise française dont on a oublié le nom…)

Combien qu’on paie ?

Nous avons donc un forfait BIC Mobile One 3gigas avec une 2ème carte SIM qui partage la data.

Nous avons payé :
frais de dossier : 0¥ (car nous avons souscrit à une option à 275¥, payée un seul mois)
forfait mensuel: 1980 + 3 = 1983 ¥ (3¥ sont facturés à tous les forfaits pour assurer les services téléphoniques d’urgence). Le premier mois était gratuit car déjà entamé.
carte SIM : 433¥ par carte (payé une seule fois)
option partage 2ème SIM : 440¥ par mois

Au total :
-le premier mois (entamé) : (et genre vraiment, vous sortez du magasin avec vos cartes SIM et un ticket de caisse qui indique 0¥ et pourtant vous avez déjà votre abonnement qui fonctionne dans votre tel)
-le 2ème mois : 275 + 1983 + 433×2 + 440 = 3564¥ (30€ au cours actuel du Yen) (+ le coûts des SMS et appels émis)
chaque mois suivant : 1983 + 440 = 2423¥ (20,20€ au cours actuel du Yen) (+ le coûts des SMS et appels émis).
Sans la 2ème carte SIM le prix tomberait à 1983¥ par mois (16,5€ au cours actuel du Yen)


En espérant que cet article vous aide à faire votre choix!

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Trilogie des étonnements (´• ω •`)

  • Le Japon, pays de toutes les technologies de pointe, on ne trouvera forcément aucune cabine téléphonique, non? non…? Si! En fait il y en a assez souvent, notamment dans les stations de métro.
    Et nous avons compris pourquoi en lisant les mesures d’urgence en cas de catastrophe!
    Il est conseillé d’avoir dans son petit sac d’urgence quelques pièces pour pouvoir utiliser les fameuses cabines et donc communiquer avec ses proches (au cas où le réseau ne passerait plus, ou vous n’auriez plus de batterie, ou vous n’avez pas pu partir avec votre téléphone, …)
    Et pour finir, j’écris « Cabine » mais en fait il n’y a pas de cabine, juste un bloc de téléphone posé sur une table dans un coin des stations.
  • Tant qu’on parle de téléphone, en utilisant une carte SIM Japonaise vous remarquerai peut être quelques changement. Tout d’abord, adieu le code PIN pour déverrouiller la carte!…
  • …mais surtout avec une carte SIM Japonaise dans votre téléphone, celui-ci fera nécessairement un bruit d’obturateur quand vous prendrez une photo avec, même en mode silencieux. (Ceci pour décourager de prendre des photos sous les jupes…)
  • Puisqu’on parlait du code PIN, pour la carte bancaire c’est souvent pareil. Vous n’aurez à taper votre code de carte bancaire que très rarement.
  • A propos des cartes bancaires, elles sont utilisées un peu de toutes les manières possibles par les commerces ici :
    -On insère la carte + tape code
    -On insère carte seulement
    -On glisse la carte sur le côté en utilisant la bande magnétique
    -On donne la carte à l’agent de caisse qui fait quelque chose et nous la rend.
    -On donne la carte à l’agent de caisse qui fait quelque chose, nous la rend, et nous demande de signer un ticket spécial qu’il conserve.
    (et je ne pense pas que ca ait forcément un rapport avec le montant débité, car ca m’ait arrivé de devoir taper mon code pour payer 1€, mais en faisant les courses, même pour 50€, ni code ni signature…)
  • Au Japon on a l’impression que la confiance règne partout. Par exemple pendant les démarches à la mairie, pour déclarer votre adresse de résidence on ne vous demandera aucun justificatif de domicile.
  • Niveau confiance, dans les cafés personne ne semble craindre de laisser ses affaires sur la table ( y comprit téléphone ou console de jeu) en s’absentant. Et dans le métro, même aux heures de pointe, beaucoup de personnes déposent leur sac sur une étagère en hauteur.
  • Puisqu’on parle du métro, beaucoup de gens profitent du voyage pour piquer un somme (bon faut dire que puisqu’il n’y a pas trop de risque de se faire dépouiller, et que les temps de trajets sont vite longs dans Tokyo, ça se comprends donc vite !)
  • Encore plus de personnes jouent sur leur portable. Vous allez dire qu’en France c’est pareil mais ici on a l’impression que c’est beaucoup plus populaire, et que tout le monde s’y met. Et surtout… en France les gens jouent à Candy Crush ou un autre truc peu élaboré du genre… ici c’est la folie niveau variété de jeux! Il y a l’air d’y en avoir pour tous les goûts et beaucoup de RPG sont développés sur ce média.
  • En revanche, même si il y a des personnes qui lisent des livres (toujours protégés par une couverture en tissus pour anonymer leur lecture), on a vu personne utiliser d’ebook!
  • Dernier étonnement sur le métro, un jour qu’une personne aveugle voyageait dans la même rame que nous un employé du métro l’attendait à une station. Il est monté dans le métro en cherchant la personne à travers la voiture pour ensuite l’aider à descendre et la guider dans les couloirs. Est-ce qu’il existe un service prévu pour l’accompagnement des personnes handicapées dans le métro? On dirait bien, on a aussi vu le cas avec des personnes à mobilité réduite.
Et ici bien sur, tout a une mascotte mignonne, même le train et le métro !
  • On vous avez déjà dit que les rues de Tokyo sont particulièrement propre. Mais vous ne trouverez non plus jamais une crotte de chien par terre, les Japonais ramassant toujours systématiquement les déjections de leur toutou….
    Et en fait c’est même pire que ça, parce qu’ils ont également une bouteille d’eau qui leur sert à asperger le sol à l’endroit où le chien urine!
  • Mais c’est vrai qu’ils ont l’air d’être vraiment gaga de leur toutou. La première fois que vous croisez un chien dans un landau… vous pouvez être tentés de vous dire que c’est peut être un chien un peu âgé…. mais en réalité c’est vraiment très courant! Si un jour vous croisez un Japonais avec un landau dans la rue, c’est sûrement un chien à l’intérieur plutôt qu’un enfant… (et pour le coup les bébés sont souvent en porte bébé sur le torse ou le dos)
  • Malheureusement la folie des toutous ne s’arrête pas au landau et vous en croiserez énormément habillés (oui vraiment habillés, sweat, jupe à paillettes, écharpes, tout y est)… donc oui, il existe des magasins d’habits pour chien au Japon.
Parmi les toutous japonais c’est le Shiba qui l’emporte, on en croise absolument de partout !
  • Enfin, on finit cet article sur un scénario digne d’Inception version étonnement : les Japonais sont très facilement étonnés!
    (quoi? oui, non on vient d’écrire 3 articles sur ce qui nous étonne mais c’est notre blog on fait ce qu’on veut :p)
    … Ils n’hésitent pas à utiliser de plein d’expressions similaires à « c’est fou! », « incroyable », …. ou juste des sons qui montrent bien leur étonnement, même pour des conversation pas spécialement étonnantes !
    Si vous avez l’occasion d’assister à un feu d’artifice, c’est presque plus intéressant d’écouter les expressions d’étonnement du public que de regarder le feu en lui même!
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Démarches : son propre Sceau (Hanko, Inkan)

Hanko, Kézako?

Au Japon, comme dans d’autres pays d’orient, on ne « signe » pas un document mais on y appose son sceau personnel.
Les Japonais appellent leur Sceau personnel Hanko (判子) ou bien Inkan (印鑑).

Pour les étrangers, qui n’ont pas de sceau personnel, il est demandé, dans la majeure partie des cas, de signer à la main à la place (pour récupérer un colis ou pour ouvrir une ligne téléphonique par exemple cela ne nous a pas posé de problème).
Mais lorsque nous avons trouvé du travail, il nous a été demandé de venir avec un sceau personnel pour signer le contrat…
(Ce n’est apparemment pas systématique, d’autres étrangers vivants dans la résidence nous ayant indiqué qu’ils n’ont pas eu à faire de sceau pour leur contrat !)

Si besoin de faire un Sceau, où qu’on va ?

Plusieurs possibilités s’offrent à vous! Il existe divers magasins spécialisés dans les sceaux : par exemple Hankoyasan21 (はんこ屋さん21) ou Hankoya. Les prix débutent vers 2,000¥ mais les tampons pourront servir pour les documents officiels et vous pourrez les faire enregistrer en mairie sur votre carte de résident, moyennant 50¥.

Plus d’infos ici (en anglais)

De notre côté nous avons choisi de nous diriger vers un Don Quijote(ドン・キホーテ), magasin pas du tout spécialisé. C’est plutôt un espèce d’infâme bordel sans nom qui vend un peu tout et n’importe quoi et cible beaucoup les touristes.
Si vous choisissez aussi un Don Quijote, votre première mission consiste à trouver la machine. Les magasins sont souvent sur plusieurs étages, et avec une organisation relative. Dans notre cas, la machine se trouvait à l’étage 5 (4ème étage) alors que le plan du Don Quijote n’indiquait plus rien au dessus de l’étage 4. En réalité, à l’étage 5, entre les toilettes et des minis magasins de beauté, on trouvait un endroit avec du bordel (encore plus bordélique que le reste du magasin hein) en solde, et au milieu, la fameuse machine à Hanko.

La fameuse enseigne de foire-fouille japonaise

La machine de la mort

Rien de bien compliqué en réalité. La machine fonctionne en Anglais et en Japonais. Dans notre cas, nous avons entré notre nom (en lettres) puis la machine nous a proposé de choisir entre plusieurs Kanjis Japonais correspondant à notre nom pour notre Hanko.
Il vous faudra patienter une grosse dizaine de minutes pour que votre tampon soit gravé puis, tel un gashapon bien rodé, la machine vous livrera votre nouveau précieux.

A noter, d’autres étrangers nous ont indiqué qu’on leur avait conseillé de faire un Hanko non pas avec des Kanjis mais avec des Katakana (le syllabaire japonais pour retranscrire les mots étrangers). Si jamais vous souhaitez entrer des Katakana il faut apparemment utiliser la machine en Japonais exclusivement, sinon vous ne pouvez entrer que des lettres. Notez bien que si vous voulez faire enregistrer votre Hanko en katakana à la mairie il faudra avant vous assurer que votre nom figure bien en katakana sur votre carte de résident sinon vous risquez de voir votre demande refusée !

Quoi qu’il en soit, nous avons, dès le lendemain, utilisé notre Hanko en Kanji pour signer des papiers de la banque pour ouvrir un compte, les sceaux de Don Quijote suffisent donc surement pour la plupart des documents que vous devriez avoir à tamponner dans le cadre d’un PVT. Si vous restez plus longtemps mieux vaut surement vous équiper d’un tampon plus officiel.

Le prix

C’est vraiment pas cher. Selon le matériaux que vous choisissez le prix variera mais les moins cher commencent à 500¥ (moins de 4,5€).
A noter que dans notre cas la machine n’avait plus de stock pour les matériaux les moins cher, on a donc du payer 1000¥.
Si vous voulez rajouter un étui (qui contient l’encre pour le tampon) il faudra compter au moins 300¥ en plus !

Les précieux !

Vous voilà équipé pour affronter l’administration Japonaise (et en plus ça vous fait un souvenir)!

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Le bilan du premier mois !

-C’est fou c’que l’temps passe vite !
-T’as vu !? c’est c’que j’me dis aussi…

Voilà ca fait un mois qu’on habite au Japon !
Si on récapitule dans les grandes lignes :
– on va rester au Japon un an,
– on habite pour le moment à Tokyo …
– …dans une share house (chambre privée mais salle de bain et cuisine en commun)
– on a uniquement fait les touristes pour le moment (on commence tout juste à chercher du travail)

Faisons un bilan ensemble !

Tourisme

C’est forcément la partie la plus fun, c’est aussi ce qui nous a le plus occupé pour le moment.
Et ça va encore très certainement nous occuper longtemps parce qu’en un mois on a pas encore visité tous les quartiers de Tokyo, on a peu fait de visites en intérieur pour profiter des beaux jours, et on est pas encore allé aux dizaines d’autres villes/montagnes accessibles facilement depuis Tokyo. (Y’a vraiment beaucoup de choses à voir quoi…)

Tokyo c’est vraiment fou à découvrir. La ville est immense, il faut facilement compter une heure minimum quelque soit l’endroit où on veut aller (vu qu’on est pas mal excentré). Mais en contrepartie, vous avez accès à un monde différent dans chaque quartier. Que vous soyez féru de technologie, de mode, de temples, de mangas, … vous trouverez toujours votre bonheur. En un mois sur place on a pas encore visité certains gros quartier, et on a fait très peu de visites payantes.
Au delà du fait qu’il y a déjà des millions de choses à voir, vous ne vous ennuierez pas non plus sur la durée. Il y a de nombreux festivals et autres activités (merci la page facebook Tokyo’s Festival, et aussi les amis japonais). Nous sommes déjà allé à un festival de feux d’artifices, une cérémonie bouddhiste, un festival de cérémonie du thé, … Sans parler des danses traditionnelles où on est pas allé parce qu’il pleuvait, et du rassemblement Zombie VS Pikachu pour halloween qu’on a raté. Sur Novembre on a déjà plusieurs activités prévues : un concert de musique traditionnelle (Koto), une démonstration de tir à l’arc à cheval, …

Et puis bien sur on a vu le meilleur, le musée Ghibli ! (avis hautement objectif)

La vie au Japon

On a sûrement encore énormément à découvrir sur ce point, surtout qu’on a pas encore travaillé, mais on a quand même 2-3 trucs à vous raconter.
Globalement, tout est très pratique. Les métros dans Tokyo sont certes tentaculaires (plusieurs sociétés se partagent la propriété des rails de la ville) mais on ne manque jamais d’indications pour s’y retrouver. Même si nous n’avons pour l’instant pas investit dans un forfait téléphonique japonais nous n’avons jamais perdu notre chemin, les spots de wifi sont légion, comme les cartes d’orientations ! En terme de confort dans la ville on profite aussi des WC publics qui sont partout, globalement toujours propres et approvisionnés en PQ, un vrai paradis quand on enchaine les journées de visites !

Au final on est dépaysé… ou pas tant que ça ! On se sent vite en sécurité dans cette mégalopole. Il y a beaucoup de monde c’est vrai, et on a toujours pas atteint les bords de la ville (si tant est qu’ils y ai des bords !) mais on laisse vite aller à flâner sans chercher à s’orienter comme on aurait pu le faire en France. Une fois le deuil de certains produits français fait (adieu crème, pommes et reblochon) on parvient assez vite à se substanter correctement (et puis le tofu et les curry c’est vraiment trop bon, on ne va pas s’en lasser !).

On ne remerciera jamais assez google trad qui nous permet de comprendre bien des kanjis, ce qui ne nous as pas toujours empêché de faire quelques achats de nourriture hasardeux (big up à cette boite de haricots sucrés que nous avons mélangé avec du maïs et du poivron dans une tentative de réalisation de plat mexicain…!).

La valeur sure c’est le katsudon ! Du porc pané, des oeufs, du riz avec une soupe miso et des pickles pour 5€ ~

Le contact avec les Japonais.

Pour ce qui est du contact avec les Japonais nous sommes pour l’instant sur une note positive! Que ce soit à la banque ou à la poste, il y a toujours eu quelqu’un pour prendre patiemment le temps de nous aider, même si on ne maitrisait pas assez le japonais pour comprendre clairement tout ce qui a été dit. Dans un restaurant de ramens nous avons eu l’occasion d’échanger quelques mots avec le vieux couple qui faisait à manger. Ils étaient vraiment adorables, ça donne envie de vraiment privilégier les petits restos intimistes aux grands enseignes, pour le même prix l’ambiance est bien plus agréable !
Le ressenti que l’on a est vraiment une sensation de prise en compte de l’autre et d’accueil de la part des Japonais. Dans un métro un homme s’est approché de nous pour s’assurer qu’on ne se trompait pas de correspondance, un autre nous a indiqué de nous asseoir plutôt que de prendre une place qui venait de se libérer, …
Nous avons failli perdre un téléphone portable mais quelqu’un l’avait retrouvé, mis en vue, et s’est assuré que c’était bien le notre une fois récupéré…
Nous ne nous sommes donc pas sentis discriminés ni même eu l’air de déranger. En même temps Tokyo accueille un grand nombre de « gaïjin » (étrangers), le contraste se fera peut être plus sentir quand nous partiront à la campagne ?!

Dépenses

Pour ce premier mois entièrement dédié aux visites nous sommes sur un budget de 1500€ pour deux personnes ! (avion non compris)
Cependant, ne vous basez pas sur si peu dans le cas où vous viendriez en vacances!

Pour vous donner une idée, notre loyer ne s’élève déjà qu’à 430€ par mois.
Pour les transports, nous sommes à environ 300€ investis dans le métro tokyoïte. Mais attention, le métro est en réalité plutôt très cher au déplacement. Ici oubliez le ticket à 1,7€, on paye à la distance parcourue et l’addition augmente si vous changez de compagnie en cours de trajet. En moyenne on est sur du 5€ par personne par jour en essayant de faire uniquement un simple A/R ! (et on marche VRAIMENT beaucoup si nécessaire)
Pour la nourriture également, on a dépensé environ 400€ sur le mois complet (à 2!) mais, on mange beaucoup des repas simples cuisinés à la maison, et on profite de pleins de découvertes culinaires à petits prix grâce aux konbinis (vive les onigiris) et à la petite restauration rapide de rue (vive les katsudon) !

Le budget visite n’est lui aussi pas très élevé, la découverte des différents quartiers de Tokyo peut largement se faire sans avoir à dépenser un sous, quelques petits musées sont gratuits, les évènements facebook vous permettrons de trouver de nombreux festivals. Beaucoup de musées payants le sont vraiment à moindre coût (〜6€ par personne), comptez cependant 3€ si vous souhaitez entrer dans un jardin, ceux-ci sont souvent payants (mais vu le nombres de personnes travaillant à leur entretien la somme semble bien dérisoire…) Notre seule visite couteuse du mois fut de monter en haut de la Mori tower, un building qui offre une vue à 360° sur Tokyo, un vrai must have en cas de beau temps : 23€ par personne (dont 5€ pour accéder au rooftop), le billet donnant également accès au musée d’art qui se trouve dans la tour.

Verdict

Pour ce premier mois de tourisme le moral est au beau fixe ! On arrive finalement facilement à se sentir chez nous, le pli de la vie japonaise ne nous semble pas trop compliqué à prendre… reste à trouver un travail ! Cela changera surement énormément notre vision actuelle de la vie tokyoïte tout en nous permettant de l’appréhender de manière plus réaliste.

Une vue de la Tokyo tower depuis un des nombreux buildings qui parsème la ville !
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Débarquement, installation et autres joyeusetés!

Avion et entrée sur le territoire Nippon (en plus ça rime)

Arrivés à Tokyo le 1er octobre par un vol de la Lufthansa assuré par la compagnie ANA.
Plutôt surpris par le confort de l’avion et l’espace disponible pour les petits petons.

Le passage à l’immigration se passe bien, et très rapidement. Puisque nous avons un visa de longue durée on nous remet nos « Residence Card ».

Le temps de passer l’immigration, nos valises sont déjà en train de tourner sur les tapis roulants et nous pouvons passer la douane sans plus de fioritures.

Direction le capsule hôtel (ça rime pas =( )

A l’aéroport, un groupe de Japonais présents pour accueillir les touristes venus pour la coupe du monde de rugby nous proposent de nous donner des infos sur le Rugby.
On a pas dû avoir l’air trop emballé, parce qu’ils nous ont finalement indiqué quelle ligne prendre pour aller à la station Tokyo (oui ya une station de métro qui s’appelle Tokyo dans la ville de Tokyo, cherchez pas).

Pendant le trajet on s’était dit : « ça se trouve on va plus parler Français pendant des mois! », en arrivant à l’auberge on rencontre 2 françaises en PVT également… Au moins on aura pas attendu longtemps pour se faire de nouveaux amis!

Plutôt bonne surprise à propos du capsule hôtel. Les capsules sont relativement spacieuses (on tient assis à l’intérieur, et allongé sans dépasser du matelas). Mais on ne restera tout de même pas longtemps puisqu’on récupère notre logement le lendemain!

Les petites capsules, ambiance un peu rétro

La Share House !

Nous avons loué notre logement en share house (Chambres privées avec des parties communes) via GG House.
L’accueil s’est très bien passé même si nous avions 20 min de retard (c’était pour être sûr de bien passer pour les Français relous), tout a été très bien expliqué et, de manière presque surprenante, aucun frais caché à ajouter par rapport à ce qui était indiqué en ligne! *joie dans ton fort intérieur*.
Plus qu’une fois à traîner ses énormes valises dans le métro et les rues de Tokyo puis on sera débarrassé (pendant quelques mois au moins…)

Aucun problème pour trouver la share house, surtout avec l’aide d’un petit pépé du quartier.
Le bâtiment est récent, avec un digicode à l’entrée (même si c’est sûrement pas très utile ici), et les chambres sont très pratiques !
Les parties communes sont plutôt en bon état et propres (surtout au vue du fait que des 10aines de personnes les utilisent).

Nous avons pu pour le moment échanger avec un Japonais, un couple de Taïwanais et un couple de Chiliens qui vivent tous dans la résidence depuis plusieurs mois.

En résumé

En 4 jours, on a :
-parcourus environ 10 000km (dont une petite 10 aine en trainant nos valises),
-dormi dans des petites bulles,
-parlé Français beaucoup,
-parlé Anglais pas mal,
-parlé Japonais un peu,
-confirmé le cliché du Français à la bourre,
-on s’est installé dans un petit chez nous dans la plus grande métropole du monde,
-agrandi notre cercle de connaissances de 7 personnes de 4 nationalités différentes ! 🙂

Bienvenue chez nous ! C’est au fond de la ruelle 🙂