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Entre émerveillement (♡3♡) et surprise (ʘᗩʘ’) : sources d’étonnement

Changer de pays et de continent peut amener dans le quotidien moult questionnements et étonnements, voici ce qui as su nous surprendre pendant ces premières semaines à Tokyo :

  • Il y a du plastique partout, mais alors, vraiment PARTOUT. Tout est sur emballé, en une semaine on flingue l’équivalent d’un an d’efforts sur notre production de déchets en France. Même les fruits et légumes sont emballés dans du plastique, impossible de trouver des paquets de gâteaux qui ne soient pas en emballage individuel, … et à chaque passage en caisse on vous fournira toujours deux fois plus de sacs en plastique que nécessaire…
  • Il y a très peu de poubelles dans la rue au Japon ! C’est surprenant au début mais on s’en accommode finalement assez vite et on remporte ses déchets le soir chez soit. (Après tout on a toujours un sac en plastique sous la main pour les emballer…)
  • Il y a énormément de nourriture préparée prête à manger partout. Et il y a souvent (toujours ?) un micro onde à disposition pour chauffer la nourriture dans les supermarchés. On nous fourni d’ailleurs des baguettes en caisse si besoin !
    (mais du coup on en revient toujours à plus de déchets…)
  • Les boites en plastiques (nourriture, oeufs, …) s’ouvrent si on ne les maintient pas fermées. Il y a toujours un scotch ou un élastique pour maintenir la boite fermée à l’achat.
  • Les fruits sont globalement très couteux (on a vu un melon à 20€ dans notre supermarché…et les pommes sont minimum à 1€ pièce !) et les légumes aussi pour un peu que l’on veuille manger ce dont on a l’habitude en France (coucou les tomates à 5€ les 4 !).
    Fort heureusement une fois qu’on se rabat sur des productions plus locales cela devient moins dramatique. On se met donc au daikon (un genre d’énorme radis blanc), au chou, à la patate douce, à la kabocha (une variété de courge) et aux champignons !
  • Manger dehors ne vous coûtera pas forcément un bras ici, entre les onigiri des konbini à 1,5€ max et les petits restau ou l’on peut manger pour 5€ on est jamais déçus de ne pas avoir prévu de sandwich !
Le paradis de l’emballage plastique !
  • Dans ce pays tout est optimisé. La problématique de l’occupation de l’espace est présente de l’intérieur des immeubles aux rues, tout est optimisé, rangé, chaque espace est exploité. On ne s’étonne plus de voir des autoroutes au dessus d’un canal ou circulent des bateaux et en travers du quel les routes permettent le passage des voitures. Le tout encadré d’immeubles. Les portails se replient en accordéon, on gare les voitures sur des nacelles mobiles, tout est repliable et compactable. Dans notre quartier, les rares personnes qui ont un jardin l’ont quasiment tous intégralement transformé en potager. Des serres viennent même s’immiscer entre les maisons autours de chez nous. Les jardins d’agrément à la française sont bien loin !
  • Par contre du coup on trouve très peu de trottoirs dans la rue en dehors des axes majeurs. Il vous faudra zigzaguer entre les poteaux électriques, qui eux sont légion, en prenant garde aux voitures et aux piétons !
  • En terme d’orientation, le nom des rues n’est quasiment jamais affiché. En revanche, il y a souvent un nom pour les grandes intersections (mais qu’on ne trouve pas sur Google Maps)
  • Le soleil se couche tôt. A notre départ de Lyon fin septembre les journées s’étiraient encore agréablement jusqu’à 21h. Ici c’est oublié, dès 17h le soleil se couche, à 18h il fait nuit noire. Je ne sais pas si on s’y fera mais la fatigue des journées de visite tombe d’autant plus vite en fin de journée au fur et à mesure que le ciel s’assombrit.
  • Pour autant, même sans soleil la vie continue. Les lieux touristiques ferment assez tôt (17-18h) mais les magasins restent ouvert tard, les Konbini (supérettes où on peut à peu près tout trouver et tout faire) sont ouverts 24h sur 24h, les magasins sont ouverts 7 jours sur 7!
  • Ici on parque les fumeurs ! Qu’il est appréciable de profiter de la ville sans fumée! Dans Tokyo la plupart des rues et des restaurants sont non fumeur. Les membres du club « aspirons de la fumée pour augmenter drastiquement notre risque de cancer » peuvent se retrouver dans des petits box ou des espaces aménagés dans les parcs.
Les fameux membres du club dans leur espace VIP
  • Les portes d’ascenseur se referment très vite si on ne garde pas appuyé le bouton pour garder les portes ouvertes. Attention donc si vous vous trimballez avec de grosses valises, ne fléchissez pas du pouce !
  • Pour verrouiller un loquet il faut toujours le tourner dans le sens des aiguilles d’une montre (comme pour visser), même si le montant dans lequel le loquet entre est vers la gauche.
  • On a l’impression que les concerts sont très cher, 50€ voire 90€ même pour des groupes pas forcément très connus…
  • L’organisation ici c’est une religion. Pour notre premier festival, un Hanabi (feu d’artifice) des centaines de policiers étaient monopolisés pour orienter la foule dès la sortie de la gare jusqu’à l’entrée de l’événement. Sur place, des personnes distribuaient des sacs (oui encore, pour les déchets, vous suivez ?) mais aussi des plans avec des indications : où s’asseoir sur le sol et sans dépasser 90 cm2 par personne.
    De manière générale il y a toujours trop de personnel pour tout ici (à la poste, la mairie ou à la banque c’est pareil, ils sont plusieurs à attendre le client partout). En tant qu’usager l’avantage c’est qu’on attend peu et on a toujours quelqu’un de disponible pour aider. Et cela explique sûrement le taux de chômage si faible dans le pays.
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Débarquement, installation et autres joyeusetés!

Avion et entrée sur le territoire Nippon (en plus ça rime)

Arrivés à Tokyo le 1er octobre par un vol de la Lufthansa assuré par la compagnie ANA.
Plutôt surpris par le confort de l’avion et l’espace disponible pour les petits petons.

Le passage à l’immigration se passe bien, et très rapidement. Puisque nous avons un visa de longue durée on nous remet nos « Residence Card ».

Le temps de passer l’immigration, nos valises sont déjà en train de tourner sur les tapis roulants et nous pouvons passer la douane sans plus de fioritures.

Direction le capsule hôtel (ça rime pas =( )

A l’aéroport, un groupe de Japonais présents pour accueillir les touristes venus pour la coupe du monde de rugby nous proposent de nous donner des infos sur le Rugby.
On a pas dû avoir l’air trop emballé, parce qu’ils nous ont finalement indiqué quelle ligne prendre pour aller à la station Tokyo (oui ya une station de métro qui s’appelle Tokyo dans la ville de Tokyo, cherchez pas).

Pendant le trajet on s’était dit : « ça se trouve on va plus parler Français pendant des mois! », en arrivant à l’auberge on rencontre 2 françaises en PVT également… Au moins on aura pas attendu longtemps pour se faire de nouveaux amis!

Plutôt bonne surprise à propos du capsule hôtel. Les capsules sont relativement spacieuses (on tient assis à l’intérieur, et allongé sans dépasser du matelas). Mais on ne restera tout de même pas longtemps puisqu’on récupère notre logement le lendemain!

Les petites capsules, ambiance un peu rétro

La Share House !

Nous avons loué notre logement en share house (Chambres privées avec des parties communes) via GG House.
L’accueil s’est très bien passé même si nous avions 20 min de retard (c’était pour être sûr de bien passer pour les Français relous), tout a été très bien expliqué et, de manière presque surprenante, aucun frais caché à ajouter par rapport à ce qui était indiqué en ligne! *joie dans ton fort intérieur*.
Plus qu’une fois à traîner ses énormes valises dans le métro et les rues de Tokyo puis on sera débarrassé (pendant quelques mois au moins…)

Aucun problème pour trouver la share house, surtout avec l’aide d’un petit pépé du quartier.
Le bâtiment est récent, avec un digicode à l’entrée (même si c’est sûrement pas très utile ici), et les chambres sont très pratiques !
Les parties communes sont plutôt en bon état et propres (surtout au vue du fait que des 10aines de personnes les utilisent).

Nous avons pu pour le moment échanger avec un Japonais, un couple de Taïwanais et un couple de Chiliens qui vivent tous dans la résidence depuis plusieurs mois.

En résumé

En 4 jours, on a :
-parcourus environ 10 000km (dont une petite 10 aine en trainant nos valises),
-dormi dans des petites bulles,
-parlé Français beaucoup,
-parlé Anglais pas mal,
-parlé Japonais un peu,
-confirmé le cliché du Français à la bourre,
-on s’est installé dans un petit chez nous dans la plus grande métropole du monde,
-agrandi notre cercle de connaissances de 7 personnes de 4 nationalités différentes ! 🙂

Bienvenue chez nous ! C’est au fond de la ruelle 🙂
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Les prémices du voyage

Comme 1360 français en 2018, nous avons décidé de partir au Japon avec un Visa vacance travail (PVT).
Départ prévu de Lyon le 30 septembre pour un an de Japon si tout se passe bien !

Tout à commencé ici
fin février 2018

Après plusieurs week ends à peaufiner nos dossiers nous sommes allés soumettre nos demandes de PVT à l’ambassade.
On peut demander ce Visa jusqu’à 30 ans inclus!

Les infos complètes sont sur le site de l’ambassade du Japon

Les documents à fournir eux nécessitent un peu plus de travail :

  • Un CV et une lettre de motivation accompagnés d’une photo d’identité et du passeport
  • Un formulaire de demande
  • Un certificat de bonne santé et un justificatif financier d’un solde de 4500€ minimum
  • Un projet de séjour : c’est la master pièce du dossier. Il faut prévoir et budgétiser l’année que l’ont souhaite passer sur le territoire japonais. L’exercice permet à l’ambassade de juger de la cohérence de notre projet et de son adéquation avec les exigences des accords entre les deux pays : privilégier le tourisme, prévoir un solde positif sur le budget de l’année, … Rien ne nous oblige par la suite à respecter le programme que l’on remet à l’ambassade mais vu le temps passé à rédiger le document on est quand même tentés de mettre à profit l’organisation qu’on a déjà établie !

La demande de PVT est gratuite et finalement assez rapide, une semaine plus tard nous pouvions retirer nos passeport avec notre Visa :

L’excitation du départ commençait à arriver !

L’idée de départ serait de passer 4 mois à Tokyo pour commencer puis 4 mois à Kyoto (ou Osaka qui est proche est surement moins couteuse au quotidien) puis 2 mois à Fukuoka et 2 mois à Hokkaido. Ces deux dernières périodes seront surement soumises à changement car nous pensons miser sur du wwoofing pour nous enfoncer un peu plus dans les campagnes japonaises et nous verrons bien alors les projets qui nous emballent et nous acceptent !

Une fois l’appartement rendu et les meubles soigneusement stockés plus qu’à boucler les valises et c’est partit !